La croissance japonaise au 1er trimestre revue en hausse

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UNE CROISSANCE JAPONAISE DE 1,9% AU 1ER TRIMESTRE
UNE CROISSANCE JAPONAISE DE 1,9% AU 1ER TRIMESTRE

par Stanley White

TOKYO (Reuters) - La croissance de l'économie japonaise a été revue en hausse au premier trimestre 2016, l'investissement productif ayant moins diminué qu'on ne l'avait estimé, mais la faiblesse des exportations et des dépenses des ménages reste préoccupante.

"La révision à la hausse est très modeste et lorsqu'on fait abstraction de l'effet induit par une année bissextile la croissance ne semble pas tant soutenue que cela", observe Shuji Tonouchi, stratège de Mitsubishi UFJ Morgan Stanley Securities.

"Nous pensons que la croissance va ralentir durant le trimestre en cours et le gouvernement devrait songer à des mesures de soutien aux bas revenus; la consommation risque de ne pas beaucoup augmenter si le sentiment du consommateur se dégrade".

Si le yen montait encore, cela pourrait grever les soldes de la balance commerciale et dissuader les entreprises d'augmenter l'investissement et les salaires.

Le Premier ministre Shinzo Abe a dit qu'il rendrait public un nouveau train de mesures économiques à l'automne mais les économistes doutent que ce rapiéçage suffise à relancer la croissance d'un pays à la population vieillissante.

Shinzo Abe a annoncé la semaine passée qu'il reportait de deux ans et demi la nouvelle hausse de la TVA en raison de la faiblesse des dépenses de consommation mais les économistes se demandent si cela n'implique pas que le gouvernement soit en train de perdre la maîtrise des finances publiques.

Le Japon a réalisé une croissance de 1,9% en rythme annualisé au premier trimestre, au lieu du taux de 1,7% annoncé dans un premier temps, suivant les chiffres publiées par le gouvernement mercredi. Le nouveau taux est conforme au consensus dégagé par une enquête Reuters.

Par rapport au dernier trimestre 2015, la croissance du PIB nippon est de 0,5%, ce qui est là encore conforme au consensus et ce qui est un peu mieux que le taux de 0,4% annoncé en première estimation.

En faisant abstraction de l'effet bissextil, la croissance du PIB est sans doute de l'ordre de 0,2%, selon Shuji Tonouchi.

L'investissement productif a diminué de 0,7%, moitié moins que la contraction de 1,4% précédemment publiée, mais le consensus donnait un fléchissement limité à 0,3%.

La consommation privée a progressé de 0,6%, un peu plus que le taux préliminaire de 0,5%.

(Wilfrid Exbrayat pour le service français)

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