La croissance française attendue à 0,3% en 2013

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UNE ENQUÊTE PRÉDIT UNE CROISSANCE DE SEULEMENT 0,3% EN 2013 EN FRANCE
UNE ENQUÊTE PRÉDIT UNE CROISSANCE DE SEULEMENT 0,3% EN 2013 EN FRANCE

par Vicky Buffery

PARIS (Reuters) - Vingt-neuf économistes interrogés par Reuters attendent en moyenne une croissance de 0,1% en France cette année et de 0,3% en 2013, des prévisions inférieures à celles du gouvernement (0,3% et 0,8%) qui compliqueront, si elles se confirment, son engagement de ramener le déficit public à 3% du PIB fin 2013.

Ces économistes estiment en moyenne que le déficit atteindra 3,5% à la fin de l'année prochaine et ils craignent des restrictions budgétaires supplémentaires en cours d'année qui pèseraient davantage encore sur la croissance, et donc en définitive sur le déficit.

Pour 2012, ils prévoient que le déficit public sera ramené à 4,5% du PIB, soit le niveau prévu par le gouvernement.

Dans la précédente enquête, en juillet, les économistes interrogés par Reuters prévoyaient une croissance économique de 0,2% en France en 2012 et de 0,6% en 2013.

Le Fonds monétaire international a quant à lui abaissé ses prévisions lundi à +0,1% en 2012 et +0,4% en 2013. Il estime lui aussi que le déficit atteindra 3,5% du PIB fin 2013.

Malgré une prévision officielle de croissance considérée comme optimiste, la France continue d'emprunter à des niveaux particulièrement bas. Et cette situation pourrait perdurer même si l'objectif de réduction du déficit n'est pas atteint.

Selon Marie Dion, économiste chez Oxford Economics, les marchés financiers ont déjà pris en compte ce possible dérapage.

"Tant qu'il (le gouvernement) envoie les bons signaux, qu'il montre qu'il essaye de réduire le déficit et prend les mesures nécessaires, je ne pense pas qu'un déficit légèrement plus important provoquera une forte hausse du coût de la dette", a-t-elle dit à Reuters.

Les autorités françaises prévoient un effort de redressement des comptes publics de 37 milliards d'euros l'an prochain, d'une ampleur sans précédent alors même que l'économie stagne.

Les projets de budgets de l'Etat et de la sécurité sociale pour 2013, dont l'examen vient de commencer au Parlement, intègrent 20 milliards d'euros de hausses d'impôts, partagées entre les grandes entreprises et les ménages aisés, qui ont suscité l'ire des chefs d'entreprise.

Selon les économistes interrogés par Reuters, le taux de chômage devrait poursuivre sa hausse pour atteindre 10,7% l'an prochain.

Les dépenses de consommation des ménages devraient reculer de 0,1% cette année et croître de seulement 0,2% en 2013.

Jean-Baptiste Vey pour le service français

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  • dub22 le jeudi 11 oct 2012 à 17:02

    On va encore nous dire que par la faute à N. Sarkozy il faut à nouveau augmenter les impôts!!!Par contre des réductions de dépenses...Ca ne fait pas partie du vocable socialiste!!!!

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