La croissance en tête de l'agenda européen

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La recherche d'une «croissance plus forte» apparaît désormais comme une priorité, au même titre que la nécessité de renforcer «la cohésion sociale»

Les priorités commencent à bouger. Dans la première mouture du traité que Berlin et Paris poussent pour remettre l'euro sur les rails, le souci de la croissance n'apparaissait qu'après un long dégagement sur la nécessité d'une discipline budgétaire de fer. Un mois plus tard, la recherche d'une «croissance plus forte» se retrouve propulsée dès l'article 1 du texte en discussion. À jeu égal avec la nécessité de renforcer «la cohésion sociale», autrement dit l'emploi.

Le calibrage auquel se livrent les diplomates n'est pas que sémantique. Au creux de l'hiver, l'Europe et la zone euro se battent le dos au mur contre une récession, à la notable exception de l'Allemagne. Parmi les gouvernements rescapés de 2011 et ceux qui viennent de prendre les commandes, beaucoup s'interrogent sur le coût politique d'une purge budgétaire censée rétablir la confiance des marchés financiers. La tension n'épargne pas le tandem Sarkozy-Merkel. À la santé presque insolente de l'e

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