La croissance en Espagne stable à 0,8% au T4 et 3,2% sur 2015

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 (Actualisé avec précisions, contexte, inflation) 
    MADRID, 29 janvier (Reuters) - La croissance de l'économie 
espagnole est restée élevée au quatrième trimestre 2015, 
entretenant l'espoir d'une poursuite de la reprise malgré 
l'instabilité politique née des élections du 20 décembre, qui 
empêche pour l'instant la formation d'un nouveau gouvernement.  
    Le produit intérieur brut (PIB) espagnol a progressé de 0,8% 
sur la période octobre-décembre par rapport aux trois mois 
précédents, selon la première estimation publiée vendredi par 
l'INE, l'institut national de la statistique.  
    Ce pourcentage est conforme aux prévisions des économistes 
et égale le taux de croissance du troisième trimestre. 
    Sur l'ensemble de l'année 2015, la croissance a atteint 
3,2%, son plus haut niveau depuis huit ans même si elle est 
inférieure d'un dixième de point à la prévision du gouvernement 
sortant, dirigé par le Parti populaire (PP, droite). 
    Ce dernier est arrivé en tête des législatives de décembre 
mais faute de majorité, il est incapable de former un nouveau 
cabinet. Les dirigeants des quatre grands partis du pays doivent 
reprendre la semaine prochaine les discussions avec le roi 
Felipe pour voir si l'un d'eux est en mesure de former une 
coalition viable.   
    L'Espagne est sortie de la récession mi-2013 et l'économie, 
soutenue entre autres par la reprise de la consommation des 
ménages, a rebondi depuis pour atteindre l'un des taux de 
croissance les plus élevés de la zone euro.  
    La situation économique est toutefois encore marquée par un 
taux chômage supérieur à 20% de la population active malgré un 
recul marqué l'an dernier.   
    La croissance devrait rester portée cette année par une 
conjonction de facteurs favorables, à commencer par la politique 
monétaire ultra-accommodante de la Banque centrale européenne 
(BCE), estiment les économistes.  
    La faiblesse de l'inflation, entretenue par la chute des 
prix pétroliers, favorise parallèlement le pouvoir d'achat des 
ménages. Les prix à la consommation sont passés en territoire 
négatif en janvier, selon les chiffres de l'INE.  
    Les entreprises et les banques soulignent néanmoins que 
l'investissement direct étranger pourrait souffrir d'un vide 
politique persistant ou de l'absence de majorité parlementaire 
stable.      
 
 (Sarah White et Paul Day; Wilfrid Exbrayat et Marc Angrand pour 
le service français) 
 
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