La croissance du 4e trimestre révisée à la hausse à 2,1% aux USA

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ÉTATS-UNIS: LA CROISSANCE DU 4E TRIMESTRE RÉVISÉE À LA HAUSSE
ÉTATS-UNIS: LA CROISSANCE DU 4E TRIMESTRE RÉVISÉE À LA HAUSSE

WASHINGTON (Reuters) - La croissance économique des Etats-Unis a finalement moins ralenti qu'on ne l'avait estimé précédemment au quatrième trimestre, des dépenses de consommation soutenues ayant en partie été satisfaites par une hausse des importations.

Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 2,1% annualisés au quatrième trimestre, en troisième et dernière estimation, alors que l'estimation précédente donnait une croissance de 1,9%, a annoncé le département du Commerce jeudi.

Les économistes interrogés par Reuters anticipaient un taux de 2,0%.

La croissance avait été de 3,5% au troisième trimestre. Sur l'ensemble de 2016 elle a été de 1,6%, la plus faible depuis 2011, après 2,6% en 2015.

La croissance des dépenses de consommation, qui représentent plus des deux tiers de l'activité économique aux Etats-Unis, a été revue à 3,5% contre 3,0% dans l'estimation précédente.

Les importations ont augmenté de 9,0% au lieu des 8,5% publiés le mois précédent. Les exportations ont elles baissé plus qu'on ne l'avait auparavant estimé, donnant un déficit commercial qui a retranché 1,82 point à la croissance du PIB, comme cela avait déjà été annoncé.

Les entreprises ont constitué pour 49,6 milliards de dollars de stocks au quatrième trimestre (46,2 milliards dans l'estimation antérieure). Les stocks ont ajouté 1,01 point à la croissance (0,94% estimé le mois dernier).

L'investissement des entreprises a augmenté de 1,3% et non de 4,5%, tandis que l'investissement en biens d'équipement n'a pas été révisé.

L'investissement en actifs immobilisés non résidentiels a moins baissé qu'on ne l'avait dit, de 1,9% et non plus de 4,5%.

Le gouvernement américain a également annoncé que les bénéfices des entreprises après impôt, ajustés de la valorisation des stocks et de la consommation de capital, ont augmenté de 2,3% annuels au quatrième trimestre après +6,7% le trimestre précédent.

Le règlement intervenu entre la filiale américaine de Volkswagen, l'Etat et les Etats fédéraux dans le scandale des émissions, d'un montant de 4,95 milliards de dollars, a pesé sur ce solde.

Les statistiques du commerce extérieur, de la consommation et de la construction laissent penser que l'économie a été à la peine au début du premier trimestre 2017. La Réserve fédérale d'Atlanta prévoit une croissance de 1,0% sur cette période.

Cela étant, le PIB tend à être plus faible au premier trimestre, en raison de problèmes de méthode de calcul que le gouvernement a admis et qu'il tente de résoudre.

(Lucia Mutikani, Wilfrid Exbrayat pour le service français)

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