La croissance de l'Allemagne ralentit au troisième trimestre

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    * La croissance à 0,2% après 0,4% au T2 
    * Les exportations en baisse 
    * Un rebond attendu au T4 
 
 (actualisé avec précisions, commentaires, contexte) 
    par Michael Nienaber 
    BERLIN, 15 novembre (Reuters) - La croissance économique 
allemande a décéléré plus que prévu au troisième trimestre, sous 
le coup d'une baisse des exportations dans le sillage du vote 
des Britanniques pour une sortie de l'Union européenne, montrent 
les données préliminaires du produit intérieur brut publiées 
mardi. 
    La croissance de la première puissance économique européenne 
s'est établie à 0,2% en juillet-septembre après +0,4% lors des 
trois mois précédents, a annoncé l'office fédéral de la 
statistique, Destatis. 
    Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en 
moyenne une hausse de 0,3% du PIB. 
    "La croissance a été ralentie par le commerce extérieur", a 
précisé Destatis. Les exportations ont légèrement reculé alors 
que les importations ont progressé. 
    "Les impulsions positives du trimestre proviennent 
principalement de la demande intérieure", a-t-il ajouté en 
faisant état d'une nouvelle hausse des dépenses des ménages 
comme des dépenses publiques. 
    Andreas Scheuerle, analyste de DekaBank, a dit s'attendre à 
un rebond au quatrième trimestre. 
    "On attendait un peu plus d'activité économique au troisième 
trimestre mais les signes pour le dernier trimestre sont 
positifs", a-t-il dit, prédisant une reprise de la demande pour 
les biens allemands. 
     
    UN EFFET TRUMP ?  
    Sur un an, le PIB a augmenté de 1,5% en données brutes, un 
chiffre là encore inférieur au consensus qui était à 1,8%. 
    En données ajustées des jours ouvrés, le taux de croissance 
ressort à 1,7%. 
    Le gouvernement allemand prévoit une croissance à 1,8% en 
2016, la plus élevée en cinq ans, la première économie d'Europe 
étant soutenue par les dépenses accrues pour intégrer les 
migrants, la baisse des cours du pétrole et la faiblesse de 
l'euro. 
    Il s'attend en revanche à un ralentissement l'an prochain 
avec une croissance de 1,4%. 
    Pour Carsten Brzeski, économiste d'ING Bank, l'économie 
allemande se montre suffisamment solide pour résister aux effets 
du Brexit. 
    Il reste à voir comment elle réagira face à la politique 
économique que mettra en oeuvre le président élu des Etats-Unis, 
Donald Trump, ajoute-t-il. 
    "Si le plus important partenaire commercial individuel de 
l'Allemagne, les Etats-Unis, se dirigent vraiment vers davantage 
de protectionnisme, cela laissera sans aucun doute une trace sur 
la croissance allemande", dit-il. 
     
    Tableau   
    Les indicateurs allemands en temps réel  ECONDE  
     
 
 (Véronique Tison et Patrick Vignal pour le service français) 
 
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  • M9425023 il y a 3 semaines

    C'est l'accueil des réfugiés qui sauve partiellement la conso intérieure. Bravo ! juste retour.