La croissance américaine au 2e trimestre revue à la baisse

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LE PIB DES ÉTATS-UNIS
LE PIB DES ÉTATS-UNIS

WASHINGTON (Reuters) - La croissance de l'économie américaine au deuxième trimestre a été revue légèrement à la baisse, à 1,1% en rythme annualisé contre 1,2% en première estimation, selon une deuxième estimation publiée vendredi par le département du Commerce.

Cette révision, qui augmente l'effet négatif de la diminution des stocks des entreprises - qui affecte la croissance depuis cinq trimestres d'affilée - et y ajoute des importations plus importantes qu'en première estimation, est conforme aux attentes des économistes et n'a pas ému les marchés.

Les importations ont augmenté de 0,3% sur la période, au lieu d'une contraction de 0,4%.

Les éléments ayant pesé sur la croissance ont atténué les effets d'un bond de la consommation des ménages sur la période - de 4,4%, le rythme le plus élevé depuis le quatrième trimestre 2014, après +4,2% en première estimation - qui atteste d'une bonne santé sous-jacente de la première puissance économique mondiale.

Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis avait progressé de 0,8% au premier trimestre de cette année.

Le total des stocks accumulés par les entreprises a reculé de 12,4 milliards de dollars sur le deuxième trimestre contre 8,1 milliards en première estimation, sa première baisse depuis le troisième trimestre 2011, alors qu'il avait augmenté de 40,7 milliards au premier trimestre.

Les stocks ont amputé le PIB de 1,26 point de pourcentage, contre 1,16 point dans l'estimation du mois dernier.

Si la diminution de ces stocks pèse sur le PIB du seul deuxième trimestre, cette évolution est plutôt de bon augure pour le reste de l'année puisqu'elle annonce une vraisemblable accélération de la hausse de la production à court terme.

Le gouvernement a également annoncé une baisse des bénéfices nets des entreprises de 2,4% au deuxième trimestre, après une hausse de 8,1% au trimestre précédent, élément qui pourrait limiter un rebond anticipé de l'investissement des sociétés.

Celui-ci s'est contracté de 3,7% durant la période sous revue, et non de 3,5% comme indiqué en première estimation.

(Lucia Mutikani; Patrick Vignal pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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