La croissance allemande repartira en 2012

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CONTRACTION DE 0,2% DU PIB ALLEMAND AU 4E TRIMESTRE
CONTRACTION DE 0,2% DU PIB ALLEMAND AU 4E TRIMESTRE

BERLIN (Reuters) - Le Produit intérieur brut de l'Allemagne s'est contracté de 0,2% au quatrième trimestre, affecté par un tassement de l'exportation et de la consommation privée, mais les économistes voient la première économie européenne repartir cette année.

L'investissement, surtout dans le bâtiment, s'est révélé être un point fort, montrent les statistique définitives de la croissance publiées vendredi. L'investissement dans le BTP a augmenté de 1,9%, apportant 0,2 point au PIB.

L'Office fédéral de la statistique a confirmé sa première estimation de la croissance et montré que le commerce extérieur et la consommation privée avaient retranché respectivement 0,3 et 0,1 point au PIB.

Les exportations ont fléchi de 0,8% durant le trimestre, après une hausse de 2,6% au troisième trimestre. Les économistes y voient un effet de la cris de la dette dans la zone euro.

"L'économie est passée en négatif du fait de la baisse des exportations mais c'est encore plus faible que prévu", observe Christian Schulz (Berenberg Bank). "Le tassement des exportations vers la zone euro a été largement compensé par une demande plus étoffée de la part de pays hors Union européenne", ajoute-t-il cependant.

"Le fait que les importations n'aient que légèrement diminué, alors même que les importations de carburant ont été moindres du fait d'un hiver clément, laisse penser que la demande intérieure reste forte".

L'économie allemande, traditionnellement tournée vers l'exportation, avait connu une croissance de 0,6% au troisième trimestre, contribuant à une croissance annuelle de 3%.

Les économistes pensent à présent que l'économie stagnera au premier trimestre 2012, évitant ainsi la récession caractérisée par deux trimestres consécutifs de contraction, avant de repartir grâce à la consommation privée.

Les indicateurs avancés sont de fait au beau fixe. L'indice Ifo de février paru jeudi montrait ainsi que les entreprises allemandes n'avaient jamais eu un moral aussi élevé depuis sept mois.

Arnd Schäfer, économiste de WestLB, souligne qu'il ne faut pas se laisser abuser par la contraction de 0,2% de la consommation privée au dernier trimestre 2011 car elle ne reflète pas la tendance de fond.

Au troisième trimestre, la croissance de la consommation privée a été revue à la hausse, à 1,2% contre 0,8% à l'origine.

"La consommation privée s'est révélée plus dynamique que prévu; le troisième trimestre a été révisé à la hausse, tandis que la baisse de la fin 2011 a été relativement modeste", explique-t-il. "La consommation privée devrait soutenir l'économie cette année", ajoute-t-il.

"Nous anticipons une croissance du PIB de 0,8% en 2012".

Sarah Marsh et Alexandra Hudson, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Jean-Michel Bélot

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