La croisade de Bartolone contre "l'eurohostilité"

le
0
Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone.
Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone.

Claude Bartolone n'a jamais mâché ses mots contre l'Europe telle qu'elle est devenue. Lors du référendum de 2005, lui qui était encore l'un des plus proches de Laurent Fabius l'avait accompagné dans sa bataille pour le "non". Depuis la victoire de François Hollande, et dans la foulée sa propre élection au perchoir, il n'a de cesse de fustiger un jour "les bureaucrates européens", un autre "l'Europe des pères et mères fouettards". Pas assez politique, pas assez sociale, trop techno, l'Union européenne doit être "réorientée", plaide l'un des premiers par ailleurs à appeler François Hollande à entrer "en confrontation" avec l'Allemagne d'Angela Merkel.

À six mois des élections européennes, Claude Bartolone décide de renforcer son propos, pour ne pas se contenter uniquement de taper sur Bruxelles. L'idée, écrit le socialiste dans un petit ouvrage paru à la Fondation Jean Jaurès et intitulé L'urgence européenne, c'est d'éviter un "scénario catastrophe". Qu'il imagine, en situant son récit en mai 2014 : "En France comme ailleurs, l'inconsistance du projet européen, associée à la crise économique et au chômage, a fait basculer une partie de l'opinion de l'euroscepticisme à une franche eurohostilité". Claude Bartolone, toujours dans cet exercice de politique-fiction, poursuit : "Plusieurs millions d'Européens sont dans les rues depuis début 2014 contre les politiques d'austérité et contre l'Europe à laquelle elles...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant