La "crise profonde" en GB va contraindre l'UE à patienter-source

le
0
    BRUXELLES, 26 juin (Reuters) - Le Royaume-Uni est plongé 
dans une "profonde crise politique" après la victoire du camp du 
"Brexit" au référendum de jeudi et les dirigeants européens vont 
donc devoir lui accorder du temps avant d'entamer le processus 
de sortie de l'Union européenne, a déclaré dimanche un haut 
responsable européen. 
    Lors d'un point presse à Bruxelles, où David Cameron 
évoquera mardi avec ses collègues les résultats du vote, ce 
responsable impliqué dans les préparatifs du Conseil européen a 
indiqué que les dirigeants ne s'attendaient pas à ce que le 
Premier ministre britannique les notifie formellement de la 
volonté du royaume de quitter le bloc communautaire. 
    "Nous sommes prêts à entamer ce processus rapidement et nous 
espérons en être notifiés le plus rapidement possible", a-t-il 
dit, répétant les propos martelés depuis vendredi par la plupart 
des dirigeants européens. 
    "Mais tout le monde comprend qu'il y a en ce moment une 
grave crise au Royaume-Uni, une crise provoquée par le résultat 
du référendum. Ce n'est pas seulement une crise à la tête du 
parti au pouvoir, c'est bien plus profond que cela", a estimé le 
responsable européen. 
    Interrogé sur d'éventuelles pressions que pourraient exercer 
les chefs d'Etat et de gouvernement européens sur David Cameron 
pour qu'il invoque l'article 50 du Traité européen de Lisbonne 
lors de leur dîner de travail de mardi, le responsable a exclu 
une telle hypothèse. 
    "Il y a une crise politique très grave au Royaume-Uni et il 
n'est pas réaliste de penser que le processus formel de sortie 
de l'UE prévu par l'article 50 va débuter mardi", a-t-il dit. 
    Le responsable a en revanche assuré que les Vingt-Sept 
n'entameraient aucune négociation informelle sur le futur statut 
du Royaume-Uni tant que Londres n'aura pas invoqué l'article 50, 
insistant sur le fait qu'il est dans l'intérêt des deux parties 
que cette clarification intervienne le plus rapidement possible. 
    "Pas de notification, pas de négociations", a-t-il résumé. 
     
 
 (Alastair Macdonald et Gabriela Baczynska; Tangi Salaün pour le 
service français) 
 )
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant