La crise présidentielle au Liban vers un déblocage

le
0
    BEYROUTH, 3 décembre (Reuters) - Le Liban, privé de 
président depuis dix-huit mois, pourrait sortir de cette 
situation, l'Arabie saoudite ayant apporté jeudi son soutien à 
un plan de partage du pouvoir prévoyant l'arrivée du sunnite 
Saad al Hariri au poste de Premier ministre et la désignation au 
poste de chef de l'Etat de Soleimane Frangié, chrétien maronite 
ami de la famille de Bachar al Assad. 
    Ce compromis, mis sur la table par Hariri, a été salué par 
l'ambassadeur saoudien au Liban, Ali Aouad Asiri, s'exprimant 
lors d'une conférence de presse télévisée à l'issue d'entretiens 
avec des dirigeants du parti Kataëb, l'une des principales 
formations politiques maronites. 
    Ryad soutient le Courant du futur que dirige le fils de 
Rafic Hariri assassiné en 2005.  
    Autre signe d'un possible déblocage, l'Iran, allié du 
Hezbollah chiite, a également exprimé par la voix d'Ali Akbar 
Velayati, un des principaux conseillers du guide suprême, 
l'ayatollah Ali Khamenei, son espoir de voir un président élu 
prochainement au Liban.  
    En déplacement jeudi à Paris, où il a été reçu par François 
Hollande, Hariri a dit nourrir de "grands espoirs" de parvenir 
enfin à un déblocage de la crise. "Des discussions sont en cours 
et le climat est positif", a-t-il dit. "Les prochains jours 
montreront un Liban en très bonne forme." 
    Le défi le plus rude consiste à présent à convaincre les 
autres dirigeants maronites intéressés par la présidence, dont 
Michel Aoun, allié au Hezbollah, et Samir Geagea. 
    Le patriarche de la communauté chrétienne maronite, Mgr 
Beshara Raï, a salué pour sa part les progrès du processus. Il a 
ajouté qu'il rencontrerait Frangié dans la journée de vendredi. 
 
 (Tom Perry; Henri-Pierre André pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant