La crise n'a pas tiré la fécondité vers le bas en France

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LE TAUX DE FÉCONDITÉ STABLE ET ÉLEVÉ EN FRANCE MALGRÉ LA CRISE
LE TAUX DE FÉCONDITÉ STABLE ET ÉLEVÉ EN FRANCE MALGRÉ LA CRISE

PARIS (Reuters) - La France est le seul pays d'Europe où le taux de fécondité demeure à la fois stable et élevé depuis 2006 malgré la crise économique, relève l'Insee dans son "Portrait social de la France" publié mercredi.

En Allemagne, la fécondité n'a pas non plus subi les effets de la morosité économique mais l'indice, en légère progression, y demeure faible à 1,4 enfant par femme en 2013.

Parmi les autres pays où l'on fait beaucoup d'enfants, on observe ces dernières années une érosion de la fécondité, si bien que la France a détrôné l'Irlande au premier rang européen, avec quasiment deux enfants par femme en 2013 (1,99).

"La France semble faire figure d'exception: elle est le seul pays d'Europe à avoir une fécondité stable et élevée depuis 2006", peut-on lire dans l'étude de l'Insee.

A l'inverse, "les pays d’Europe du Sud les plus durement frappés par la crise ont connu des baisses importantes de fécondité", précise l'Institut national de la statistique, qui cite en exemple la Grèce, l'Espagne et le Portugal.

"Si la baisse du revenu a pu jouer un rôle dans l’évolution de la fécondité, c’est surtout les hausses du chômage, quand elles sont fortes, qui semblent l’influencer ", explique l'Insee.

L'exception française trouve en partie son explication dans les politiques familiales, qui ont servi d'amortisseur à la crise.

"(Les) politiques (...) sont dirigées également en vue de favoriser la situation des femmes, qu'elles soient non actives ou actives, c'est-à-dire qu'elles favorisent (...) le travail des femmes", juge Fabrice Lenglart, directeur des statistiques démographiques et sociales de l'Insee.

Les pays d'Europe où la fécondité est la plus élevée, France, Irlande, Suède et Royaume-Uni, sont également ceux où les dépenses en faveur des familles sont les plus incitatives -- elles représentent plus de 3,5% du PIB.

(Simon Carraud et Michel Rose, édité par Sophie Louet)

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  • M5047960 le mercredi 4 nov 2015 à 16:25

    Deux articles qui disent le contraire l'un l'autre...

  • M5319573 le mercredi 4 nov 2015 à 10:21

    curieux ce rapport !!?? je viens de lire sur une autre page internet qu'il manquait "16000"" bébés au compteur sur les 9 premiers mois de l'année ?? même s'il y a un rattrapage d'ici le 31.12, çà resterait quand même en baisse.....sinon d'accord avec les avis précédents... et plafonnement des alloc familiales au-delà de 3... tout cela devient trop coûteux... pour en faire quoi ? des futurs chômeurs ???

  • ocbs le mercredi 4 nov 2015 à 09:24

    a quand les statistiques ethnique?

  • M1945416 le mercredi 4 nov 2015 à 09:23

    Mayotte inclus??

  • lm123457 le mercredi 4 nov 2015 à 09:19

    La fécondité des femmes d'origines étrangères (en première génération) est de 0,5 enfant de plus par femme; Attention. Ca ne veut pas dire que la fécondité des "françaises" est de 2-0,5=1,5 enfant / femme ! J'ai fait le calcul. Avec 10% d'étrangères, ca fait du 1,95 enfant / femme "française". Mais à la longue, ca change la population. Excellent commentaire de M825. Il faudra supprimer les allocs à parti du 3ème enfant.

  • M8252344 le mercredi 4 nov 2015 à 08:40

    Au sein des pays «à majorité musulmane», la fécondité était en moyenne à 4,3 enfants par femme dans les années 1990. Elle est aujourd'hui à 2,9 enfants par femme et devrait trouver une moyenne de 2,3 enfants par femme en 2030. Il apparaît notamment que dans les huit pays à majorité musulmane où les filles ne bénéficient que de quelques années de scolarisation, le taux de fécondité par femme (5 enfants) est plus du double que dans les neufs pays où les femmes profitent de la scolarisation

  • M8252344 le mercredi 4 nov 2015 à 08:36

    La France est également le pays d'Europe qui a la plus grande communauté musulmane.