La crise économique a profité aux transports en commun, mais surtout aux modes alternatifs

le
0
Avec la crise, les Français ont davantage pris les transports en commun que la voiture. Doin Oakenhelm/shutterstock.com
Avec la crise, les Français ont davantage pris les transports en commun que la voiture. Doin Oakenhelm/shutterstock.com

(AFP) - La crise économique a fait reculer l'usage de la voiture, au profit des transports publics, mais surtout des modes de transport alternatifs, comme le covoiturage, selon une étude de l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP) publiée mardi.

"Avec la crise, on assiste à une diminution de l'usage de la voiture, au profit de modes alternatifs plus que des transports en commun", a commenté le vice-président de l'UTP et patron de Keolis, Jean-Pierre Farandou, soulignant qu'"il fallait construire une offre de transport qui intègre (ces) modes".

Ainsi, les utilisateurs de voiture individuelle ont été 47% à avoir diminué leurs déplacements en ville et seulement 7% à les augmenter. Les utilisateurs de transports en commun ont été 36% à les augmenter contre 11% qui les ont diminué alors que les pratiquants du covoiturage ont été 10% à les diminuer et 57% à les accroître.

Selon cette étude, réalisée par l'Ifop auprès de 2.119 personnes, un Français sur deux utilise régulièrement les bus, métro, tramway, RER et TER, et deux tiers d'entre eux utilisent également la voiture ou le vélo.

Ce sont notamment les habitants des agglomérations de plus de 100.000 habitants qui les utilisent, à 70%, contre 27% dans pour les autres, et notamment à 53% pour le côté pratique, permettant d'éviter les embouteillages ou un stationnement compliqué.

De même, les 18-34 ans sont 65% à se déplacer ainsi, contre 44% chez leurs aînés. Les catégories socio-professionnelles plus élevées utilisent également davantage ces modes de transport, 61% contre 47%.

Si près de 90% des sondés les utilisent pour leurs loisirs ou pour se rendre dans des établissements administratifs ou de santé, ils ne sont que 66% à effectuer ainsi leurs trajets domicile-travail.

"C'est un enjeu de progression", reconnaît Jean-Pierre Farandou, qui ajoute que se rendre en transports en commun au travail est "possible dans un nombre de cas plus important qu'on ne le croit": entre 2003 et 2013, le nombre d'habitants y ayant accès est passé de 19,7 à 21,8 millions.

Cet étalement des transports, vers des zones moins denses, en a accru le coût par passager, de 1,45 euro en 2003, à 1,54 euro en 2013, tandis que la recette par voyageur a diminué de 0,54 euro à 0,48 euro.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant