La crise des réfugiés pèse "significativement" sur l'économie grecque - OCDE

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    ATHENES, 10 mars (Reuters) - La crise des réfugiés pèse 
lourdement sur l'économie grecque et sur la capacité d'Athènes à 
tenir ses engagements dans le cadre du troisième plan de 
renflouement négocié avec ses créanciers internationaux, a 
estimé jeudi l'Organisation pour la coopération et le 
développement économiques (OCDE). 
    "La crise des réfugiés crée des problèmes significatifs pour 
l'économie et la croissance de la Grèce", a déclaré le 
secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria, à l'issue d'une 
rencontre à Athènes avec le Premier ministre Alexis Tsipras. 
    "La Grèce a besoin de recevoir un soutien substantiel pour 
faire face à ce nouveau défi. Aucun pays ne peut relever seul  
un tel défi", a-t-il poursuivi. 
    D'après les statistiques de l'agence européenne Frontex de 
contrôle aux frontières, près d'un demi-million de migrants sont 
arrivés en Grèce au cours des trois derniers mois de 2015, la 
majorité d'entre eux prenant ensuite la route du nord-ouest de 
l'Europe via les Balkans. 
    Mais cette "route des Balkans" est désormais fermée, les 
Etats ayant progressivement fermé leur frontière, et plus de 
41.000 réfugiés et migrants sont aujourd'hui bloqués en Grèce, 
où les arrivées sur les îles de la mer Egée se poursuivent. 
    La Commission européenne a lancé la semaine dernière un plan 
d'aide humanitaire doté de 700 millions d'euros. 
    De son côté, le gouvernement grec refuse de lier la crise 
des réfugiés et les discussions avec ses créanciers 
internationaux, qui ont repris mercredi.  ID:nL5N16H4JW  
    L'examen, ou "revue", en cours doit faire le point sur la 
mise en oeuvre par les autorités grecques de leurs engagements 
en matière budgétaire et de réforme en contrepartie d'une 
nouvelle aide financière de 86 milliards d'euros négociée l'été 
dernier. 
    Tsipras a indiqué qu'on était "très près" de conclure cette 
"revue", ce qui lui permettrait d'entamer des discussions sur un 
allègement de la dette et montrer ainsi aux Grecs que les 
sacrifices consentis ces dernières années portent leurs fruits. 
    "Cela entraînerait une réaction en chaîne positive, qui nous 
aidera à renouer avec la croissance au troisième trimestre", 
a-t-il ajouté. 
 
 (Karolina Tagaris et Renee Maltezou; Henri-Pierre André pour le 
service français) 
 
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