La crise de succession à la CGT en passe d'être réglée

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LA CRISE DE SUCCESSION À LA CGT EN PASSE D'ÊTRE RÉGLÉE
LA CRISE DE SUCCESSION À LA CGT EN PASSE D'ÊTRE RÉGLÉE

PARIS (Reuters) - La direction de la CGT s'est réunie mardi à Montreuil (Seine-Saint-Denis) pour régler la crise de succession de Bernard Thibault, en prévision de la désignation de son futur dirigeant par le "parlement" de la centrale début novembre.

L'actuel secrétaire général, qui n'a pas réussi à imposer une femme, Nadine Prigent, espère avoir trouvé cette fois un candidat de consensus en la personne de Thierry Lepaon, un ancien soudeur de 52 ans.

Bernard Thibault proposera le nom du chef de file de la CGT au Conseil économique, social et environnemental (Cese) et ex-salarié de Moulinex, devant la Commission exécutive à Montreuil.

Thierry Lepaon prononcera un discours précisant ses choix en matière de stratégie et d'organisation puis la cinquantaine de membres de la Commission exécutive votera en fin de journée.

S'il est adoubé par la direction, il devra encore affronter le suffrage, les 6 et 7 novembre, du Comité confédéral national, le "parlement" de la centrale regroupant les dirigeants des fédérations et des unions.

Depuis l'annonce par Bernard Thibault, en janvier, qu'il ne briguerait pas un nouveau mandat à la tête de la CGT, qu'il dirige depuis 1999, au Congrès de mars 2013 à Toulouse, le processus de succession a tourné à la crise ouverte.

Le dirigeant, qui voulait qu'une femme lui succède, s'est vu infliger un désaveu lorsque la Commission exécutive a rejeté en mai la candidature d'une ancienne infirmière, Nadine Prigent.

Une partie des fédérations soutenaient le spécialiste des retraites, Eric Aubin, dont Bernard Thibault ne voulait pas.

"Nous avons traversé une période un peu difficile. Maintenant, il faut rassembler", a affirmé Thierry Lepaon dans le Journal du dimanche (JDD) daté du 14 octobre.

Méconnu du grand public, l'ex-soudeur s'est syndiqué à 17 ans et a connu son épreuve du feu sur ses terres d'origine, en Normandie, lors du plan social de Moulinex, à la fin des années 1990.

Il a ensuite grimpé les échelons du syndicat, qu'il a représenté pendant sept ans au Conseil d'orientation pour l'emploi, où il fait de la lutte contre l'illettrisme sa priorité.

Il est ensuite entré au Conseil économique et social, ce qui fait dire à Raymond Soubie, ex-conseiller social de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, que c'est "un interlocuteur fiable pour les pouvoirs publics".

Thierry Lepaon, qui dit n'avoir rien demandé, a promis d'inscrire ses pas dans ceux de Bernard Thibault.

"Nous sommes extrêmement exigeants avec ce gouvernement mais aussi avec le patronat", a-t-il dit au JDD.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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  • dcouplet le mardi 16 oct 2012 à 12:18

    c'est donc bien un départ en retraite de Bernard Thibault (statut cheminot) ?