La crise bouleverse le développement des énergies durables en Espagne

le
0
À ce rythme, l'Espagne ne tiendra les objectifs fixés par l'Union Européenne en matière d'énergies renouvelables
À ce rythme, l'Espagne ne tiendra les objectifs fixés par l'Union Européenne en matière d'énergies renouvelables
La crise pourrait marquer durablement l'apparition des technologies vertes en Espagne.



Modèle pour l'Europe, et même pour le monde, en terme de développement des énergies renouvelables, l'Espagne pourrait bien perdre de sa superbe écologique, ébranlée par la crise qu'elle traverse. La réduction impitoyable des aides destinées aux énergies vertes risque de plonger tout le secteur dans la pénombre alors même que le nucléaire et l'hydroélectricité affichent des bénéfices records. En conséquence directe, la mise au placard des technologies vertes de pointes, et le gel des nouveaux projets d'énergie durable.

« Face à l'absence de marché intérieur, les entreprises s'en vont. En plus des conséquences pour la Recherche & Développement, nous perdons une source d'emplois dans l'économie verte » témoigne Jaume Morron, responsable de l'Association éolienne de Catalogne, dont les propos sont rapportés par nos confrères du site Greenetvert.fr .


Le développement durable en berne

Avec des primes ayant chuté de 30 % en moyenne, le secteur solaire est le plus gravement touché par la crise espagnole. Pour preuve, l'Allemagne a installé 24 fois plus de centrales photovoltaïques que l'Espagne au cours de l'année dernière, 15 000 mégawatts contre 600 mégawatts, alors que l'ensoleillement est nettement moins propice aux énergies solaires sur les terres germaniques. Autre témoin inquiétant, et ce, malgré une baisse des prix des panneaux solaires de 70 % ces quatre dernières années, plus de la moitié des 1 500 mégawatts d'énergie solaire de projets attribués en 2009 ont du être abandonné.

Grands gagnants contre le développement durable, le nucléaire et l'hydroélectricité sont au mieux de leur forme. Notamment grâce à une tarification de l'électricité basée sur des technologies de production beaucoup plus chères comme le gaz ou le charbon, permettant ainsi aux centrales nucléaires et hydroélectriques depuis longtemps rentabilisées de pouvoir engranger énormément de bénéfices. Des mesures permettant d'inverser la tendance espagnole actuelle seraient plus que bienvenues...
Lire la suite
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant