La crise au Nigeria risque d'engendrer une hausse des cours du brut

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(Commodesk) Les syndicats pétroliers du Nigeria menacent d'arrêter le travail à partir de dimanche, afin de suivre le mouvement de protestation national contre l'augmentation des coûts du carburant. Depuis le 1er janvier, les subventions à l'achat pour les particuliers ont été supprimées, entraînant un triplement des prix à la pompe.

Or, un arrêt, même temporaire, de la production de pétrole au Nigeria "entraînerait automatiquement une réaction des marchés, avec une hausse des prix du brut", estime Thomas Porcher, enseignant-chercheur à l'ESG research lab. Le Nigeria, membre de l'OPEP, produit 2,4 millions de barils par jour, soit à peine 3% du total, mais au niveau mondial, "il n'y a quasiment pas de marge entre l'offre et la demande", ce qui entraîne des tensions dès qu'un pays producteur réduit ses activités.

Le marché du pétrole est très sensible aux annonces, qui génèrent de la spéculation. "Les risques au Nigeria ajoutent de l'instabilité à un marché déjà sous tension avec les inquiétudes vis-à-vis de l'Iran". A Londres, le baril de Brent coûte actuellement 110 dollars, encore loin de son record de 2008, à 147 dollars.
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