La crise au Burundi a fait au moins 70 morts (association)

le , mis à jour à 20:46
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BUJUMBURA, 19 juin (Reuters) - Les violences qui ont éclaté fin avril au Burundi après la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat ont fait au moins 70 morts et un demi-millier de blessés, selon un bilan établi par une organisation burundaise de défense des droits de l'homme. L'Association pour la protection des droits humains et des personnes détenues (APRODH) fait également état de centaines d'arrestations, a précisé son président, Pierre Claver Mbonimpa. Après plusieurs semaines de manifestations et d'affrontements et une tentative de putsch contre Nkurunziza, la tension est retombée depuis le début du mois mais des diplomates estiment que le feu couve toujours au Burundi. Initialement programmée pour le 26 juin, l'élection présidentielle a été reportée au 15 juillet. Au pouvoir depuis 2005, Nkurunziza a annoncé fin avril son intention de briguer un nouveau mandat de cinq ans. L'opposition dénonce un projet contraire à la Constitution, qui limite à deux mandats l'exercice de la fonction présidentielle. Le président sortant juge pour sa part que son premier quinquennat n'entre pas en compte, puisqu'il avait été désigné par le Parlement et non élu au suffrage universel direct. (Clément Manirabarusha; Henri-Pierre André pour le service français)

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