La crise à l'UMP profiterait d'abord au Front national

le
1
LA CRISE DE L'UMP PROFITERAIT D'ABORD AU FRONT NATIONAL
LA CRISE DE L'UMP PROFITERAIT D'ABORD AU FRONT NATIONAL

PARIS (Reuters) - La grande gagnante de la guerre fratricide que se livrent Jean-François Copé et François Fillon pour la présidence de l'UMP serait la présidente du Front national, Marine Le Pen, à en croire un sondage CSA pour BFM TV publié jeudi.

Les Français sont ainsi 38% à voir le Front national comme le principal bénéficiaire de la crise à l'UMP, devant l'UDI de Jean-Louis Borloo, cité par 20% des sondés, et le Parti socialiste, par 17% d'entre eux.

Cette situation réjouit la dirigeante du FN qui, invitant les militants déçus de l'UMP et plus largement tous les Français à la rejoindre, affirme que son parti a multiplié par cinq depuis une semaine le nombre d'adhésions quotidiennes.

Sa nièce, Marion Maréchal Le Pen, députée FN du Vaucluse, a précisé qu'il y avait une "explosion" des adhésions à son parti, au nombre de "600 par jour" et qu'elle supposait qu'une "bonne partie" venaient de l'UMP.

La benjamine de l'Assemblée nationale a estimé que les déchirements au sein du principal parti d'opposition étaient "inévitables", eu égard à "une fracture idéologique et une fracture des ego".

"Les Français sont en train de se rendre compte, au vu de l'explosion des adhésions que nous recevons, que nous sommes la seule véritable opposition", a-t-elle ajouté sur LCI.

Mercredi, Marine Le Pen avait appelé les Français à profiter du chaos à l'UMP et des difficultés du pouvoir socialiste pour couper les "branches mortes" de la politique française et ouvrir une "nouvelle ère" en se tournant vers son parti.

Elle a estimé que le FN, contrairement à l'UMP, avait "une ligne politique absolument cohérente", était "fidèle à ses engagements" et avait "un leader incontesté et tout à fait légitime".

Marine Le Pen rêve d'une prochaine partielle à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), scrutin pour lequel, battue aux dernières législatives par le socialiste Philippe Kemel par seulement 118 voix d'écart, elle a déposé un recours.

Mais elle a dit craindre cette semaine que la crise à l'UMP ne conduise le Conseil constitutionnel, où siègent trois anciens présidents de droite, à rejeter sa demande pour des raisons purement politiques.

Trois élections législatives partielles, dans l'Hérault, les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne, donneront les 9 et 16 décembre une indication de la capacité du FN à profiter des difficultés de l'UMP.

Le sondage CSA a été réalisé via internet les 27 et 28 novembre auprès d'un échantillon représentatif de 1.003 personnes âgées de 18 ans et plus.

Chine Labbé et Gérard Bon, édité par Gilles Trequesser

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M5441845 le jeudi 29 nov 2012 à 13:53

    Sondage de la même valeur que ceux qui donnaient Fillon gagnant avec 70% suffrages...