La crise à l'UMP n'a pas d'écho sur le scrutin en Hérault

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LA CRISE À L'UMP N'A PAS D'ÉCHO SUR LE SCRUTIN EN HÉRAULT
LA CRISE À L'UMP N'A PAS D'ÉCHO SUR LE SCRUTIN EN HÉRAULT

TOULOUSE-PARIS (Reuters) - La guerre des chefs à droite n'a pas eu d'incidence sur la législative partielle de la 6e circonscription de l'Hérault, où le candidat UMP Elie Aboud est arrivé dimanche largement en tête au premier tour face à la socialiste Dolorès Roqué.

Selon des résultats définitifs communiqués par la préfecture, la candidate du Front national, qui comptait tirer parti de la crise à l'UMP et de l'impopularité du pouvoir socialiste, est éliminée.

France Jamet est troisième avec 23,37% des voix. Un score insuffisant pour se maintenir au second tour, puisqu'elle recueille les suffrages de 9,54% des inscrits. Il aurait fallu qu'elle atteigne 12,5% pour se qualifier.

"Je suis satisfaite de ce résultat, notre électorat s'est mobilisé en dépit d'un taux d'abstention particulièrement fort. C'est nous qui avons mené campagne, nous avons mis le doigt où ça fait mal", a déclaré la candidate du Front national à des journalistes.

"Cela nous permet d'augurer de meilleurs résultats pour le futur. Je suis très optimiste pour les échéances à venir", a-t-elle ajouté, en référence notamment aux élections municipales de 2014.

Dans le scrutin de juin dernier, invalidé par le Conseil constitutionnel pour des procurations irrégulières au profit de Dolorès Roqué, Elie Aboud avait été battu de dix voix par la candidate socialiste lors d'une triangulaire avec le candidat FN Guillaume Vouzellaud, le compagnon de France Jamet.

Le candidat UMP rassemble dimanche 42,61% des voix, alors que son adversaire socialiste est créditée de 27,73%.

Un second tour les opposera dimanche prochain.

PATRICK DEVEDJIAN DÉFIÉ DANS LES HAUTS-DE-SEINE

Le taux de participation a été de 41,54%.

Quatre autres candidats étaient en lice pour ce premier tour : Luc Zénon (Debout la République), Maryse Launais (Parti ouvrier indépendant), Paul Barbazange (Front de gauche) et Magali Manus (Mouvement écologiste indépendant).

Deux autres législatives partielles se déroulaient dimanche dans la région parisienne.

Dans la 13e circonscription des Hauts-de-Seine (Antony, Bourg-la-Reine, Châtenay-Malabry et Sceaux), l'ancien ministre UMP Patrick Devedjian était en position délicate.

Après une victoire en juin avec 191 voix d'avance sur le candidat chevènementiste Julien Landfried, soutenu par le Parti socialiste, son élection avait été annulée par le Conseil constitutionnel. On lui reprochait d'avoir choisi pour suppléant celui d'un sénateur, ce qui est interdit.

Julien Landfried a reçu le soutien d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) pour cette deuxième élection.

Dans la 1ère circonscription du Val-de-Marne, la partie s'annonçait plus facile pour le maire centriste de Saint-Maur, Henri Plagnol, qui appartient à l'UDI de Jean-Louis Borloo et bénéficie du soutien de l'UMP.

Henri Plagnol avait largement battu son adversaire socialiste, Akli Mellouli, en juin dernier.

Sophie Louet avec Guillaume Serries à Toulouse

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