La crèche Baby-Loup, "un symbole national"

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Photo d'illustration.
Photo d'illustration.

Ce qui n'était au départ qu'un litige du droit du travail s'est transformé en "symbole national". Le dossier de la crèche Baby-Loup, riche en rebondissements judiciaires, a été traité jeudi matin avec une inhabituelle solennité devant la première chambre de la cour d'appel de Paris. Fait assez rare pour être souligné, le procureur général et le premier président de la cour d'appel ont tenu à mener et à requérir eux-mêmes. Ils ont eu face à eux deux visions de la laïcité et une "bataille entre universalistes et différentialistes". Un débat politico-philosophique auquel Alain Finkielkraut, assis dans les premiers rangs, a goûté.

Pour bien comprendre, il faut revenir aux faits. En 2008, de retour d'un congé maternité suivi d'un congé parental, Fatima Afif avait annoncé son intention de garder son foulard islamique au travail. Ce qu'avait refusé la directrice, invoquant la "neutralité philosophique, politique et confessionnelle" inscrite au règlement intérieur. L'employée avait alors saisi la justice mais avait été déboutée à deux reprises, une première fois devant le conseil de prud'hommes de Mantes-la-Jolie (Yvelines) en novembre 2010, puis devant la cour d'appel de Versailles en octobre 2011. Jusqu'à l'arrêt surprise de la Cour de cassation, en mars dernier, plaidant en sa faveur. "S'agissant d'une crèche privée", ce licenciement constituait "une discrimination en raison des convictions religieuses", avait déclaré la Cour....

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  • M1531771 le jeudi 17 oct 2013 à 18:52

    De la poudre aux yeux oui ! Vous verrez, elle pourra encore venir travailler avec son voile cette sal.ope !