La création de la coentreprise ADP-RFF à l'automne peut-être

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PARIS (Reuters) - La coentreprise entre Aéroports de Paris et Réseau Ferré de France (RFF), destinée à exploiter le futur CDG Express qui devrait relier l'aéroport de Roissy à Paris en 2022 ou 2023, pourrait être mise en place cet automne, au plus tard à la fin de l'année, a déclaré mardi à Reuters le secrétaire d'Etat aux Transports.

Le CDG Express, qui doit relier Roissy-Charles de Gaulle à la gare de l'Est pour un investissement évalué à plus d'un milliard d'euros, fait partie des grands chantiers voulus par François Hollande pour améliorer l'attractivité du territoire.

"J'espère avant la fin de l'année que nous aurons la structure", a dit Frédéric Cuvillier en marge du salon de l'aérospatiale et de la défense ILA à Berlin. "Entre l'automne et la fin de l'année, nous aurons bien avancé".

Véritable serpent de mer, ce projet enfin ressuscité tient notamment à la détermination d'Augustin de Romanet, l'ex-patron de la Caisse des dépôts nommé fin 2012 à la tête d'ADP, à améliorer l'accueil des passagers à l'aéroport de Roissy, dont la réputation internationale reste encore à améliorer.

Mais cette fois sera la bonne, jure Frédéric Cuvillier.

"Nous avons trouvé le bon moyen de trouver des acteurs qui ont tout intérêt à ce que ça se fasse", a-t-il souligné. "Et c'est indispensable: il s'agit des portes de l'entrée de l'Europe et de la France".

Avant d'être abandonné fin 2011, un premier projet prévoyait de confier au groupe de BTP Vinci à la fois la construction et l'exploitation de la ligne dans le cadre d'un contrat de concession.

Avec le partenariat public-public mis en place entre ADP, dont l'Etat détient 50,6%, et RFF, Frédéric Cuvillier estime tenir la bonne formule, prompte à assurer un financement qui ne provienne pas directement de charges publiques budgétaires.

Ce projet n'empêche pas de mener en parallèle avec le président PS de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon le chantier de l'amélioration de la ponctualité du RER B, seule voie d'accueil ferroviaire des passagers venant visiter Paris, et qui sera destinée à assurer la desserte des Franciliens avec une meilleure régularité.

Le tarif élevé "d'un peu plus de 20 euros" prévu pour le CDG Express - soit plus du double de celui du RER B - se justifiera par un trajet plus rapide, d'une vingtaine de minutes, contre une bonne demi-heure actuellement pour rejoindre le centre de Paris, a expliqué Frédéric Cuvillier.

(Cyril Altmeyer, édité par Wilfrid Exbrayat)

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