La CPI va enquêter sur les violences politiques au Burundi

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    AMSTERDAM, 25 avril (Reuters) - La Cour pénale 
internationale (CPI) va ouvrir une enquête préliminaire sur les 
violences liées à la crise politique qui a éclaté il y a un an 
au Burundi, à l'annonce de la candidature du président Pierre 
Nkurunziza à un troisième mandat. 
    "Dans le cadre de la crise qui secoue le pays, plus de 430 
personnes auraient été tuées, 3.400 personnes au moins auraient 
été arrêtées et plus de 230.000 Burundais auraient été 
contraints de se réfugier dans des pays voisins", déplore Fatou 
Bensouda, procureur de la CPI dans un communiqué.  
    "Mon Bureau a examiné un certain nombre de communications et 
de rapports faisant état de meurtres, d'emprisonnements, d'actes 
de torture, de viols et autres formes de violence sexuelle, 
ainsi que de cas de disparitions forcées. Tous ces actes 
semblent relever de la compétence de la CPI. J'ai par conséquent 
décidé d'entamer un examen préliminaire en ce qui concerne la 
situation qui prévaut au Burundi depuis avril 2015", 
ajoute-t-elle. 
    Malgré les recours de l'opposition, qui jugeait sa 
candidature contraire à la Constitution, le chef de l'Etat a été 
reconduit le 21 juillet. Les tensions ne sont pas retombées 
depuis et les observateurs craignent une reprise du conflit 
ethnique qui a fait rage de 1993 à 2005.  
    Un général qui a fait partie des conseillers du premier 
vice-président a encore été tué par balles lundi, a fait savoir 
l'armée. 
 
 (Thomas Escritt, Jean-Philippe Lefief pour le service français) 
 
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