La CPI demande à l'Afrique du Sud d'arrêter le président soudanais

le , mis à jour à 15:28
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(Actualisé, confirmation de la présence de Bachir) JOHANNESBURG, 14 juin (Reuters) - Un tribunal sud-africain a provisoirement ordonné dimanche au président soudanais Omar al Bachir de ne pas quitter l'Afrique du Sud, où il participe à un sommet de l'Union africaine (UA). Le tribunal doit se prononcer dans la journée sur une requête de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye qui a demandé à l'Afrique du Sud d'arrêter le président soudanais, recherché depuis plusieurs années par la justice internationale pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour, dans l'ouest du Soudan. Le juge sud-africain Hans Fabricuis a déclaré dans la matinée que si le président Bachir était autorisé à repartir, cette décision serait préjudiciable à l'image de l'Afrique du Sud dans le monde, rapporte l'agence sud-africaine Eyewitness News. La séance du tribunal doit reprendre à 15h00 (13h00 GMT), annonce la presse locale. Une arrestation du président soudanais paraît toutefois peu probable, le gouvernement sud-africain ayant accordé l'immunité à tous les dirigeants et délégués africains présents au sommet de Johannesburg. Omar al Bachir a été vu alors qu'il arrivait sur les lieux de la réunion et son directeur de cabinet a affirmé à Reuters qu'il n'y avait "aucun problème". "Nous sommes tous heureux d'être ici", a-t-il dit. Dans un communiqué, la CPI a appelé samedi soir "l'Afrique du Sud, qui a toujours contribué à renforcer la Cour, à n'épargner aucun effort pour assurer l'exécution des mandats d'arrêt" visant le président soudanais. (Ed Cropley à Johannesburg et Anthony Deutsch à Amsterdam; Guy Kerivel pour le service français)

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