La CPI approuve l'ouverture d'une enquête sur le Burundi

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    AMSTERDAM, 9 novembre (Reuters) - La Cour pénale 
internationale (CPI) a approuvé jeudi l'ouverture d'une enquête 
sur la situation au Burundi afin d'établir si des crimes 
relevant de sa compétence ont été commis par des membres des 
forces gouvernementales ou des groupes armés liés au pouvoir 
entre avril 2015 et octobre de cette année. 
    Cette décision intervient quelques jours après la décision 
de Bujumbura de quitter la juridiction de la CPI ce qui 
n'empêche pas cette dernière d'enquêter sur des faits commis 
alors que le Burundi en était encore membre. 
    Dans un communiqué la CPI note que le procureur a présenté 
suffisamment de preuves de la commission de crimes contre 
l'humanité pour justifier qu'une enquête formelle soit ouverte, 
notamment pour des cas de meurtres, tortures, viols et 
persécutions qui ont fait plus de 1.000 morts. 
    Le Burundi traverse une crise politique depuis que son 
président, Pierre Nkurunziza, a annoncé en 2015 qu'il 
solliciterait un troisième mandat. Il a été réélu cette même 
année malgré les protestations de l'opposition qui estimait 
qu'il avait ainsi violé la constitution et en dépit des 
protestations de la communauté internationale. 
    "La #CPI, corrompue, vient de se tirer encore une balle dans 
le pied", a réagi sur Twitter l'un des principaux conseillers du 
président, Willy Nyamitwe.  
    "La tricherie saute aux yeux. Sans doute que le #Burundi 
sortira vainqueur de cette bataille", a-t-il ajouté. 
 
 (Toby Sterling, Nicolas Delame pour le service français) 
 
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