La course électorale est ouverte en Tunisie

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Une cinquantaine de formations sont déjà en lice pour le scrutin du 24 juillet, qui doit mettre en place une Assemblée constituante. L'atomisation de la scène politique fait craindre une poussée des islamistes.

De notre envoyée spéciale à Tunis.

L'annonce faite par le président Mebazaa d'une élection pour une Assemblée constituante a calmé le jeu à Tunis. Dès vendredi, les protestataires de la place de la Kasbah ont levé le camp, avec regret mais discipline. Le sit-in de soutien au gouvernement, organisé depuis lundi sur la place de la Coupole, a pris fin lui aussi samedi soir, de manière festive, avec un concert de rap, les manifestants se félicitant que leur bête noire, à savoir le puissant syndicat UGTT, ait appelé à la reprise du travail.

Le premier ministre Béji Caïd Essebsi devrait annoncer lundi la composition du nouveau gouvernement après les démissions en chaîne de son prédécesseur Mohammed Ghannouchi et de plusieurs ministres. Ce cabinet de technocrates aura pour mission de gérer les affaires courantes en attendant le scrutin du 24 juillet. Une «Haute Commission pour la réalisation des objectifs de la révolution» devra plancher sur un nouveau Code é

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