La Cour des comptes s'inquiète d'un risque de dérapage des dépenses en 2015

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Le premier président socialiste de la Cour des comptes, le socialiste Didier Migaud, a été entendu mercredi matin par les députés de la commission des Finances.
Le premier président socialiste de la Cour des comptes, le socialiste Didier Migaud, a été entendu mercredi matin par les députés de la commission des Finances.

François Hollande parviendra-t-il à contenir les dépenses publiques autant qu?il le promet ? 2015 fait figure de véritable test. L?année dernière, son gouvernement a réussi à freiner leur augmentation tendancielle. En 2014, elles n?ont progressé que de 1,2 % en volume. Une fois exclus les crédits d?impôt (CICE, crédit impôt recherche, etc.), désormais comptabilisés comme des dépenses mais qui peuvent être considérés comme une perte de recettes, la hausse est même contenue à + 0,5 % en plus de l?inflation.

Sauf que ce résultat remarquable, à mettre au crédit de l?exécutif, a été facilité par « deux facteurs exceptionnels qui ne sont pas reproductibles dans la durée », relativise la Cour des comptes dans son rapport annuel sur les perspectives des finances publiques. L?État français a d?abord bénéficié d?une baisse des intérêts à verser à ses créanciers grâce à la forte baisse des taux et la faible inflation. La maîtrise de la dépense a ensuite été facilitée par une baisse « de l?ordre de 10 % » de l?investissement des collectivités locales. C?est souvent le cas l?année des élections municipales, mais le phénomène a atteint une ampleur inédite l?année dernière, soulignent les magistrats de la Rue de Cambon.

Pas de marge de manoeuvre

Ces paramètres favorables ne devraient pas jouer en 2015 puisque le gouvernement les a déjà intégrés à ses prévisions...

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  • M3155433 le vendredi 26 juin 2015 à 11:53

    L'immense cout croissant des depenses de personnel fonctionnaire(voire des territoriaux) et surtout de leurs retraites , dont il n'existe pas de caisse de retraite (on prend chaque annee sur nos impots pour les payer, ou plutot ,l'état emprunte pour payer les retraites !!) , est intouchable. C'est comme les intermittents du spectacle= 25% des depenses de l'assurance chomage , pour moins d'1% des chomeurs intermittents.

  • M1945416 le vendredi 26 juin 2015 à 09:53

    Sur l'ensemble de la période de versement estimée, les retraites de la fonction publique représentent aujourd'hui un engagement total variant, selon le taux d'actualisation, de 1200 à 1400 milliards€. Autrement dit, l'Etat s'est engagé à verser à ses fonctionnaires une somme équivalent à 70% de la dette publique au titre des pensions.

  • M1945416 le vendredi 26 juin 2015 à 09:52

    Dans ce tableau apocalyptique, d'autres données font froid dans le dos. A l'horizon 2050, par exemple, selon le taux d'actualisation, le besoin en financement du système de retraites publiques devraient osciller entre 62 et 68 milliards€. Un effort colossal à consentir pour une population très limitée.

  • M1945416 le vendredi 26 juin 2015 à 09:51

    suppression du statut de fonctionnaire, pas le choix: chiffre choc: 30% de la dérive des dépenses de l'Etat depuis 2006 sont dus aux retraites des fonctionnaires. Sur les 26 milliards (1,3 point de PIB!) d'augmentation des dépenses de l'Etat, 8 milliards ont servi à financer le système de retraites du public. Cette augmentation a été totalement financée par la dette.

  • M2734309 le vendredi 26 juin 2015 à 08:05

    Eh nanolyon, les "nouveaux fonctionnaires" c'est qui qui les payent ?

  • M2734309 le vendredi 26 juin 2015 à 08:03

    La solution c'est une durée de mandat de 7 ans (ça permet de mettre une politique en place), mais 1 seul mandat (ça aiderait à ne pas être en campagne pour la réélection, et peut être à prendre des mesures un peu plus constructives).

  • M3366730 le jeudi 25 juin 2015 à 22:37

    Pour faire de grosses économies il suffirait de démantèler le statut des fonctionnaires et régimes spéciaux dont font parti la majorité de nos grands élus ; cela serait salutaire pour la France !

  • M8252219 le jeudi 25 juin 2015 à 14:31

    N'AYONS PAS D'ILLUSION.

  • M8252219 le jeudi 25 juin 2015 à 14:31

    En quatre ans, les dépenses françaises ont progressé de près de 100 milliards en euros courants malgré les multiples plans de réduction d’économies annoncés ! Selon la Cour des comptes, les prestations sociales ont augmenté de 59 milliards d’euros, les rémunérations des fonctionnaires de 18 milliards et les dépenses de fonctionnement courant de 7 milliards.Investis dans l'industrie ces déficits auraient améliorés l'emploi.le gouvernement.ÇA VA CONTINUER

  • sethsix le jeudi 25 juin 2015 à 14:06

    Si on veut vraiment faire avancer la France, il faut limiter le nbre de madature, comme ça nos politiques se concentreraient plus sur leur travail que sur leur réélection