La Cour des comptes épingle le fonctionnement de la BPI-Presse

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    PARIS, 20 octobre (Reuters) - Flambée des salaires, 
véhicules de fonction et frais de taxis : la Cour des comptes 
estime que la Banque publique d'investissement (Bpifrance) joue 
son rôle mais épingle son fonctionnement, selon un rapport 
dévoilé jeudi par Le Point. 
    La création fin 2012 de Bpifrance grâce à la fusion du Fonds 
stratégique d'investissement (FSI), d'Oséo et d'une filiale de 
la Caisse des dépôts et consignations (CDC) était une promesse 
de campagne de François Hollande. 
    Sur les missions et les réalisations de l'institution, le 
constat de la Cour des comptes est "plutôt encourageant", selon 
Le Point. En revanche, les "Sages" critiquent les abus dont 
bénéficieraient surtout ses cadres.  
    Dans un communiqué, la Cour des comptes déplore pour sa part 
cette publication, soulignant qu'il s'agit "d'observations 
provisoires" et que "la procédure contradictoire" qui permet à 
l'organisme de s'expliquer "n'est pas achevée". 
    Contacté par Reuters, un porte-parole de Bpifrance a refuté 
que la politique de rémunération soit excessive en comparaison 
d'autres institutions de ce type. 
    Selon Le Point, la Cour des comptes met tout d'abord en 
cause le coût des voitures de fonction - 6,6 millions d'euros 
pour la seule année 2015 - bénéficiant à 604 salariés sur 2.000. 
    En outre, neuf des dix directeurs disposant d'une voiture 
auraient parallèlement utilisé des taxis pour un total de 64.000 
euros en 2015, soit plus de 530 euros par mois. 
    "Les coûts de taxi, cela relève selon nous de l'anecdote", 
répond le porte-parole de la BPI, expliquant qu'une grande 
partie du montant moyen de 530 euros vient du fait que le patron 
de la Bpifrance, Nicolas Dufourcq, "n'a pas de chauffeur et 
qu'il se déplace exclusivement et énormément en taxi". 
     
    AUGMENTATION DE LA MASSE SALARIALE 
    Mais c'est en matière de grille salariale que la Cour des 
comptes aurait eu le plus d'étonnement.  
    La masse salariale aurait ainsi augmenté de 25% chez BPI 
Investissement, l'une des deux entités de la banque, depuis 
2012.  
    Les 28 cadres dirigeants auraient bénéficié de 15% 
d'augmentation en 2014 et de 23% l'année suivante, leurs 
émoluments moyens passant de 201.000 à 245.000 euros par an. 
    Du côté de BPI Financement, l'autre entité de la banque, les 
42 cadres supérieurs auraient vu leur rémunération moyenne 
passer de 107.000 euros à 149.000 euros, soit une hausse de 40%, 
entre 2012 et 2015. Le Point ajoute que 7 des 8 cadres les plus 
hauts placés dans la hiérarchie de Bpifrance ont eux aussi connu 
une hausse salariale de 40% entre 2012 et 2015.  
    "Les augmentations des rémunérations de certains cadres 
dirigeants paraissent tout particulièrement contestables dans 
leur principe", écrit la Cour des comptes. 
    Sur les salaires des membres du comité exécutif, "nous 
contestons le terme d'augmentation parce que ce sont des 
promotions de collaborateurs qui étaient autrefois non membres 
du Comex", et le sont devenus pour compenser des départs, 
explique-t-on à la BPI. 
    "Le salaire moyen des membres du comité exécutif est de 
291.000 euros. Pour une banque qui a 60 milliards d'euros 
d'actifs à son bilan, des responsabilités importantes, on est en 
dessous du marché", ajoute-t-on. 
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M140210 il y a un mois

    La Bpi fait son rôle, et comme d'habitude maintenant que la routine est la, l'humain dérive et en profite à titre perso

  • snoopy75 il y a un mois

    Ce n'est que de l'argent public.Inutile d'en faire une montagne.

  • vmcfb il y a un mois

    On aimerait avoir le point sur les investissements de la BPI: le prochain scandale...