La Cour des comptes épingle de nouveau la gestion des collectivités locales

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Le premier président de la Cour des comptes, le socialiste Didier Migaud, plaide inlassablement pour la réduction des dépenses publiques.
Le premier président de la Cour des comptes, le socialiste Didier Migaud, plaide inlassablement pour la réduction des dépenses publiques.

L'examen du projet de loi de finances commence à peine à l'Assemblée nationale et les efforts demandés aux collectivités locales font déjà l'objet de toutes les critiques. La Fédération nationale des travaux publics (FNTP) manifeste ce mardi à Paris pour dénoncer l'effondrement des budgets d'investissements des collectivités. Si rien n'est fait, ce sont pas moins de 60 000 emplois qui seraient menacés d'ici à 2017, à cause de carnets de commandes vides, prévient l'organisation. Une illustration concrète du débat européen autour du rythme de consolidation budgétaire. Avec ses 21 milliards d'économies en 2015, dont 3,7 milliards de baisse de sa dotation aux collectivités locales, Paris estime en faire bien assez. Trop même, à en croire une partie de la majorité.

C'est dans ce contexte que la Cour des comptes a présenté ce matin la seconde édition de son rapport désormais annuel sur les finances publiques locales. Son premier président, le socialiste Didier Migaud, a dû déployer des trésors de pédagogie pour convaincre de la nécessité absolue pour les collectivités locales de participer au redressement des finances publiques sans pourtant tuer l'investissement public.

En 2013, les collectivités locales se sont comportées en mauvais élèves en matière de redressement des finances publiques. L'écart entre leurs dépenses et leurs recettes s'est creusé de 0,4 % de la richesse nationale, "contribuant pour un tiers au retard pris...

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