La Cour des comptes doute de la réduction du déficit

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Le premier président socialiste de la Cour des comptes, Didier Migaud, a présenté mardi matin le rapport annuel de la Cour des comptes.
Le premier président socialiste de la Cour des comptes, Didier Migaud, a présenté mardi matin le rapport annuel de la Cour des comptes.

C'est une nouvelle épine dans le pied du gouvernement. Dans son rapport annuel, la Cour des comptes exprime ses craintes de déraillement du redressement des finances publiques. Malgré un effort jugé "considérable" en 2013, le dernier objectif de déficit fixé par le gouvernement de 4,1 % du PIB - bien loin des 3 % visés au départ - pourrait encore être dépassé ! Non seulement les recettes attendues des fortes hausses d'impôts votées ne sont pas au rendez-vous, mais en plus, souligne la Cour des comptes, l'ensemble des dépenses dérapent elles aussi du fait d'un "prélèvement plus important que prévu au bénéfice de l'Union européenne" ou de dépenses plus importantes "des administrations sociales et locales et d'organismes divers d'administration centrale (Odac)". "Si les dépenses publiques avaient augmenté conformément aux prévisions publiées en avril 2013, le déficit aurait été limité à 3,9 % du PIB", ont calculé les magistrats de la Rue Cambon. Pas de marge de manoeuvre en 2014Mais la Cour des comptes met aussi en garde le gouvernement pour 2014. Ce dernier a misé essentiellement sur les baisses de dépenses pour réduire le déficit à 3,6 %. Son objectif, qualifié d'"ambitieux", de les réduire de 15 milliards par rapport à la pente naturelle d'augmentation, "apparaît possible", mais il n'existe "aucune marge de manoeuvre" en cas de dépenses imprévues, comme c'est pourtant le cas "pratiquement chaque année". Les magistrats...

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