La Coupe du monde de foot malade du piratage

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Le piratage devrait coûter très cher aux radiodiffuseurs lors de la Coupe du monde au Brésil.
Le piratage devrait coûter très cher aux radiodiffuseurs lors de la Coupe du monde au Brésil.

En théorie, il n'y a rien de plus simple : les relations entre sport et médias (notamment les télévisions) reposent sur le droit d'auteur. Les médias payent pour avoir le droit de radiodiffuser des manifestations sportives en direct. Le problème, c'est qu'il y a plus d'un demi-siècle les droits de diffusion ne représentaient que des sommes fort modestes. Peu d'habitants de la planète possédaient un poste de télévision, et Internet n'existait pas. Mais, depuis, les grandes manifestations sportives sont devenues des poules aux oeufs d'or. Pour la Coupe du monde de 2006, les droits de diffusion ont rapporté 1,3 milliard de dollars, et pour celle en Afrique du Sud en 2010, 2,4 milliards de dollars (sur 3,7 milliards de recettes totales). Les voleurs de signaux Aujourd'hui, la vente des droits de radiodiffusion représente les deux tiers des recettes. Que ce soit pour le foot ou pour le Tour de France cycliste (radiodiffusé dans 180 pays). Ces sommes considérables correspondent à des investissements énormes. L'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) rappelle que Beijing Olympic Broadcasting, radiodiffuseur hôte des Jeux de Pékin, avait fait intervenir 6 000 agents, 1 000 caméras, 575 enregistreurs vidéo numériques, 350 remorques de radiodiffusion et 62 camions de retransmission. Mais pourquoi payer quand il est si simple de pirater les signaux à l'antenne ou en ligne ? D'enregistrer sans autorisation des émissions sur des...

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