La Coupe du monde à travers l'histoire : Suisse 1954

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Les premiers héros allemands depuis 1945 menés par l'emblématique Fritz Walter (tout à gauche).
Les premiers héros allemands depuis 1945 menés par l'emblématique Fritz Walter (tout à gauche).

Pour cette cinquième édition, on décide de ramener la Coupe du monde au calme après un Mondial 1950 brésilien un peu trop riche en émotions. Et quoi de mieux que la sobriété et l'ambiance feutrée de la Suisse pour canaliser cette passion. La phase finale comprend désormais 16 équipes (contre 12 quatre ans plus tôt) et ce nombre restera figé jusqu'en 1982 histoire de stabiliser un peu l'ADN de cette compétition qui commence à prendre un essor planétaire. Fini, les balbutiements logistiques, on passe aux choses sérieuses, car, pour la première fois, l'événement est diffusé à la télévision, cette toute fraîche invention qui fait passer le monde dans la modernité. Et cela tombe bien, car cette Coupe du monde 1954 est la plus prolifique de l'histoire et beaucoup de rencontres se terminent sur des scores improbables : des 9-2, des 8-3 ou bien des 7-5. Au total, ce sont 140 buts marqués pour 26 matchs, soit plus de 5 buts par partie ! C'est aussi une étape décisive pour le journal L'Équipe, qui était un peu resté en retrait pour le Mondial 1950 car la compétition se déroulait aux antipodes de l'Europe et que la France n'y figurait pas. Sous le nom de L'Auto, le quotidien était dirigé sous l'Occupation par Jacques Goddet (patron du Tour de France jusqu'en 1987) mais fut frappé d'interdiction à la Libération. Grâce à quelques bonnes relations avec certains chefs de la Résistance, Jacques Goddet parvient à sauver...

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