La Coupe du monde à travers l'histoire : Argentine 1978

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Mario Kempes exulte en finale après avoir marqué un but contre les Pays-Bas.
Mario Kempes exulte en finale après avoir marqué un but contre les Pays-Bas.

La géopolitique a pesé sur cette onzième édition de la Coupe du monde. Beaucoup de nouveaux pays africains et asiatiques font leur apparition suite au processus de décolonisation dans les années 1970. Conséquence, les éliminatoires rassemblent plus de 100 équipes nationales. La Fifa décide aussi de supprimer les quarts et demis pour instituer à la place une seconde phase de groupes dont les premiers vont directement en finale.L'Argentine organise l'événement, mais le pays est soumis à une dictature militaire. Ce n'est pas la première fois que la compétition se déroule sous l'oeil "bienveillant" d'un régime politique non démocratique (voir l'Italie de 1934). Mais c'est la première fois que cela soulève autant de contestations. Il faut dire que les médias disposent de plus de moyens qu'avant la Seconde Guerre mondiale pour mettre en lumière les horreurs d'une dictature et pour relayer les voix contestataires.À la tête de la patrie du tango, le général Jorge Videla a semé la terreur. Tout comme Pinochet au Chili, il a pris le pouvoir par un coup d'État en 1976 et a mis en place le concept de "Guerre sale" - inspirée des militaires français des guerres d'Indochine et d'Algérie - qui consiste à torturer et tuer toute personne soupçonnée d'opposition au régime. L'une des salles d'interrogatoire - l'École supérieure de mécanique de la marine - était d'ailleurs quasi mitoyenne du stade Monumental, où devait se dérouler la...

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