La Côte d'Ivoire déterminée face au terrorisme, assure Ouattara

le
0
    GRAND-BASSAM, Côte d'Ivoire, 16 mars (Reuters) - Le 
président ivoirien Alassane Ouattara a affirmé mercredi que 
l'attaque djihadiste qui a fait 19 morts dimanche à 
Grand-Bassam, près d'Abidjan, n'arrêterait pas la marche de la 
Côte d'Ivoire vers le renouveau après des années de troubles 
politiques. 
    Le bilan de l'attaque, revendiquée par Al Qaïda au Maghreb 
islamique (Aqmi), s'est alourdi à 19 morts, le corps d'un jeune 
homme ayant été retrouvé mercredi sur la plage. 
    Les victimes sont onze Ivoiriens, dont trois membres des 
forces de sécurité, quatre Français, un Nigérian, une Allemande, 
une Macédonienne et un Libanais. 
    Vingt-quatre personnes blessées pendant l'attaque étaient 
toujours hospitalisées mercredi, a précisé le porte-parole du 
gouvernement.  
    Trois assaillants ont été tués par les forces de sécurité. 
    "Le terrorisme n'empêchera pas la marche de la Côte d'Ivoire 
vers l'émergence", a assuré Alassane Ouattara après avoir déposé 
une gerbe de fleurs sur la plage devant l'hôtel "Etoile du Sud", 
notamment visé par les djihadistes dans cette station balnéaire 
située à une quarantaine de kilomètres à l'est d'Abidjan. 
    "Nous ne nous laisserons pas intimider, décourager par les 
terroristes", a ajouté le chef de l'Etat avant de présider un 
Conseil des ministres à Grand-Bassam. 
    "C'est une épreuve pour la Côte d'Ivoire mais c'est 
également le moment de montrer notre union, notre force."  
    "C'est ce que nous démontrons aujourd'hui en venant tenir le 
Conseil de ministres à Bassam", a-t-il souligné, "en mémoire des 
victimes mais également pour démontrer que la Côte d'Ivoire 
continue sa marche". 
    "La Côte d'Ivoire ne se laissera pas intimider par les 
terroristes ou le terrorisme. Notre marche vers l'émergence est 
irréversible", a poursuivi Alassane Ouattara. 
    Dans un communiqué diffusé lundi soir, Aqmi a affirmé que 
l'attaque menée à Grand-Bassam était une opération de 
représailles contre le dispositif militaire français Barkhane au 
Sahel. "Nous lançons un nouvel appel au retrait de tous les pays 
impliqués dans l'invasion française au Mali", a ajouté le 
groupe. 
    La France a lancé l'opération Serval en janvier 2013 pour 
repousser les groupes djihadistes du nord du Mali qui 
progressaient vers Bamako, avant de la remplacer en 2014 par 
l'opération Barkhane, un dispositif qui vise les djihadistes 
dans l'ensemble de la région du Sahel. 
 
 (Loucoumane Coulibaly, Guy Kerivel pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant