La Côte d'Ivoire arrête deux militaires accusés de lien avec Aqmi

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    ABIDJAN, 14 juillet (Reuters) - La Côte d'Ivoire a arrêté 
deux militaires, accusés de ne pas avoir signalé deux membres 
présumés d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui ont 
participé à l'attentat de Grand Bassam en mars dernier, a-t-on 
appris jeudi auprès des autorités militaires. 
    Des hommes d'Aqmi avaient ouvert le feu sur des civils le 13 
mars dans des hôtels et sur une plage de Grand Bassam, ville 
balnéaire située à 40km au sud-est d'Abidjan, faisant 19 morts. 
   
    Les deux soldats ivoiriens n'auraient pas directement 
participé à l'attentat mais sont accusés de ne pas avoir dénoncé 
des membres du commando. 
    "Les deux militaires étaient au courant de la présence des 
djihadistes à Abidjan et n'ont pas informé leurs supérieur 
hiérarchiques", a déclaré le colonel Ange Kessi, procureur de 
l'armée ivoirienne. 
    Le procès des deux hommes aura lieu fin août, a-t-il ajouté. 
    Les autorités ivoiriennes, aidées du Mali, ont arrêté de 
nombreux suspects après l'attaque.   
    Depuis l'année dernière, Aqmi a tué des dizaines de 
personnes dans des attentats au Mali, au Burkina Faso et en Côte 
d'Ivoire. Les djihadistes disent se venger de la coalition menée 
par la France contre les groupes terroristes au Mali. 
 
 (Ange Aboa; Laura Martin pour le service français) 
 
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