La contrefaçon dans le bâtiment : un fléau coûteux et dangereux

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Chaque année la contrefaçon dans le bâtiment coûte plus de 1,5 milliard d’euros et fait peser des risques sur les chantiers et les habitations. Les fédérations professionnelles se mobilisent contre ce fléau.

Lorsqu’elle copie le luxe, elle coûte cher aux marques mais quand la contrefaçon touche le bâtiment, c’est en plus la sécurité des chantiers et celle des futurs occupants des lieux qui est en danger. Pour tenter d’enrayer cette tendance qui coûtait déjà 1,5 milliard d’euros par an en 2011 et ne cesse de s’élargir, trois organisations professionnelles ont décidé d’unir leurs efforts. La Fédération française du bâtiment (FFB), celle des industries électriques, électroniques et de communication (FIEEC) ainsi que celles des industries mécaniques (FIM) viennent de signer ce mercredi une convention visant à mener des actions communes contre la contrefaçon. Et aussi à partager leurs alertes et bonnes pratiques.

Mais quels sont les produits les plus contrefaits dans le bâtiment? «En fait, les escrocs copient absolument tout, souligne Gérard Boulanger en charge du dossier contrefaçon à la FFB. Cela va de la tuyauterie PVC aux coffrets électriques en passant par l’ossature métallique, les tuiles en ardoise, la robinetterie, les pompes à chaleur ou les certificats de protection au feu.» Bien souvent, les normes ou certifications sont usurpées et l’on se retrouve avec des produits potentiellement dangereux ou qui ne remplissent pas leur fonction.

Des copies à 80 % asiatiques

Une contrefaçon qui provient «à 80 % des pays asiatiques», à en croire Gérard Boulanger. «Mais les Chinois eux-mêmes sont les premières victimes de ces produits de mauvaise qualité qui inondent également leur marché intérieur», précise-t-il. Et lorsque certains fabricants sont pris en flagrant délit d’usurpation du marquage CE, ils n’hésitent pas à affirmer que c’est en fait un sigle signifiant China Export!

Récemment encore, ce sont les détecteurs de fumée contrefaits qui ont occupé le devant de la scène. «Même sur des produits de faible valeur, le risque est toujours présent, précise Gérard Boulanger. Ces spécialistes de la copie ont de véritables business plans et ils inondent le marché pour coller à toutes les modifications réglementaires.» Et certains de ces détecteurs, en plus de n’être pas fiables, avaient tendance à s’auto-allumer (voir photo).

Actuellement, la FFB est particulièrement vigilante sur les équipements de protection individuelle de ses salariés. Certains disposent en effet de primes pour s’acheter eux-mêmes chaussures, gants et autres casques de chantiers, or les exemples de matériels dangereux usurpant les normes de sécurité se multiplient ces derniers mois.

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