La contraction de l'économie russe s'atténue

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    MOSCOU, 16 mai (Reuters) - L'économie russe s'est contractée 
moins qu'attendu au premier trimestre, montre lundi la première 
estimation du produit intérieur brut (PIB), grâce entre autres 
au rebond des cours du pétrole depuis février.  
    Le service fédéral de la statistique a fait état d'une 
baisse de 1,2% du PIB en rythme annuel alors que de nombreux 
économistes tablaient sur une contraction d'environ 2%. 
    Ce chiffre marque une nette amélioration par rapport aux 
trois derniers mois de 2015, durant lesquels le PIB avait chuté 
de 3,8% sur un an. Sur l'ensemble de l'an dernier, l'économie 
russe s'est contractée de 3,7%. 
    "Les chiffres d'aujourd'hui confirment que la phase aiguë de 
la crise économique est désormais terminée", a déclaré Liza 
Ermolenko, économiste de Capital Economics, dans une note. "Il 
semble désormais que l'économie puisse renouer avec la 
croissance (en rythme annuel) au second semestre de l'année, 
plutôt qu'en 2017 comme nous le prévoyions." 
    Si les chiffres du premier trimestre ont bénéficié du fait 
que la période a compté un jour ouvré de plus qu'en 2015, Liza 
Ermolenko précise que les données corrigées des variations 
saisonnières semblent elles aussi en hausse.  
    D'autres indicateurs économiques publiés ces dernières 
semaines, comme les ventes au détail ou la production 
industrielle, vont aussi dans le sens d'une amélioration de la 
conjoncture.  
    "Certains signes suggérant que l'économie avait touché le 
fond étaient déjà apparus en début d'année", a commenté Ivan 
Tchakarov, économiste de Citi, dans une note. "C'était 
particulièrement visible dans les dépenses de consommation, la 
baisse du revenu réel ayant nettement ralenti." 
    Le PIB russe baisse en rythme annuel depuis le début 2015 en 
raison de la chute des cours du pétrole et des sanctions 
occidentales liées au conflit en Ukraine.  
    La Russie a toutefois profité depuis février de la remontée 
du pétrole tandis que l'appréciation du rouble, en freinant 
l'inflation, dopait le revenu disponible réel des ménages.  
    Les économistes interrogés par Reuters fin avril prévoient 
en moyenne une contraction de 1,5% du PIB russe cette année 
alors que le ministère de l'Economie table sur une baisse bien 
plus modeste, de 0,2% seulement.  
     
 
 (Alexander Winning et Jason Bush; Marc Angrand pour le service 
français) 
 
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