La construction du barrage de Belo Monte va reprendre

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La construction du barrage de Belo Monte (Brésil) suppose déforestation, inondation d'une zone de cinq cents kilomètres carrés et déplacements de populations
La construction du barrage de Belo Monte (Brésil) suppose déforestation, inondation d'une zone de cinq cents kilomètres carrés et déplacements de populations
C'est l'épisode numéro 3768 d'un feuilleton qui divise le pays depuis près de vingt-cinq ans...



À chaque rebondissement, l'espoir change de camp. Dans cette incroyable affaire jalonnée de manifestations et de décisions de justice, il convient de rendre hommage à l'opiniâtreté des « résistants ». Leur combat dépasse en outre largement les frontières du Brésil et ils ont su rallier des personnalités illustres à leur cause, à l'image du chanteur Sting et, plus récemment, du réalisateur James Cameron.

Piqûre de rappel : dans les tuyaux depuis les années 1980, le projet de barrage de Belo Monte, édifié sur le fleuve Xingu et dont le coût total a été estimé à quelque treize milliards de dollars (environ dix milliards trois cent soixante millions d'euros), a vocation à répondre à la hausse de la demande énergétique nationale. Véritable mastodonte, cet ouvrage d'une capacité de production totale de plus de onze mille mégawatts (MW), soit plus du dixième de la capacité installée du Brésil, serait le troisième plus important du genre dans le monde.

Sauf qu'il doit être érigé en plein coeur de l'Amazonie et va de pair avec une déforestation dont le premier « poumon d'oxygène » de la planète, déjà plombé par l'impressionnante expansion de la filière des biocarburants d'origine agricole, n'a nul besoin. La construction du barrage implique aussi, outre une inondation de cinq cent deux kilomètres carrés, des boulevers
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  • 66michel le jeudi 30 aout 2012 à 15:30

    Notre prédateur c'est l'argent !

  • 66michel le jeudi 30 aout 2012 à 15:29

    ils sont entrain de scier les branches sur lesquelles sont assises les dernières années d'existence de l'humanité