La construction de logements neufs sur une mauvaise pente

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Les conséquences de la crise financière et du plan de rigueur annoncé à la fin de l'été se font déjà sentir.

Dans un secteur aussi réactif que le BTP, les conséquences de la crise financière et du plan de rigueur annoncé à la fin de l'été se font déjà sentir. Ainsi, en août, on a enregistré près de 24.000 mises en chantier de logements neufs. Un chiffre en progression de 18% par rapport à l'année dernière qui était particulièrement faible.

«Mais avant 2010, il fallait remonter à 2002 pour trouver des performances aussi faibles», souligne Michel Mouillart, professeur d'économie à l'université de Nanterre et expert du logement. Ce décrochage est dû en grande partie à l'accès de faiblesse du segment des maisons individuelles. Seulement 10.689 permis de construire ont été accordés en août pour ce type de construction.

« Le recul de la maison individuelle est inquiétant car c'est toujours le secteur qui réagit le plus vite à la conjoncture, estime Michel Mouillart. Plus vite en tous cas que les promoteurs qui sont de plus grosses machines.» Cette faible activité est certainement dû au coup de rabot annoncé sur le dispositif Scellier et au renforcement de la taxation des plus values sur les résidences autres que principales.

Compte-tenu de ces évolutions, les experts ne sont pas très optimistes sur la construction de logements neufs cette année. On n'atteindra pas, vraisemblablement, le niveau de 360.000 mises en chantier escompté avant l'été. Rappelons que l'année dernière on a enregistré en France 346.000 mises en chantier. Et qu'il en faudrait 450.000 à 500.000 pour faire reculer la pénurie de logements neufs. Ces niveaux de construction très élevés avaient été atteints en 2006 et 2007

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