La consommation et l'épargne des ménages se sont redressées en 2014

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La hausse de 1,1% du pouvoir d'achat l'an dernier a rendu aux Français le goût des achats et de l'épargne, selon une note de l'Insee publiée vendredi. La croissance de la consommation n'a toutefois pas encore retrouvé son rythme d'avant-crise.

Le portefeuille des Français respire un peu plus. Selon une note de l'Insee publiée vendredi, le franc redressement du pouvoir d'achat des ménages en 2014, notamment porté par la stabilité des prix, a bénéficié à la consommation et à l'épargne. Le pouvoir d'achat a affiché une hausse de 1,1% sur l'ensemble de l'année 2014, une progression qu'il n'avait plus constatée depuis 2010 (+1,2%). En valeur, le revenu disponible brut des ménages s'est accru à un rythme plus soutenu qu'en 2013 (+1,1% après +0,7% en 2013). Cette évolution intervient dans un contexte de prix stables (0% après +0,8%).

Résultat: les Français ont retrouvé l'envie de faire les magasins. La dépense de consommation des ménages a continué de se redresser doucement l'an dernier (+0,6%, après +0,4% en 2013 et -0,3% en 2012). L'Insee relève toutefois que ce rythme de croissance reste nettement inférieur à celui d'avant-crise. La consommation des Français, au sens des dépenses que les ménages supportent directement, incluant les dépenses de santé et d'éduction restant à leur charge, a contribué l'an dernier pour 0,3 point à la croissance du produit intérieur brut (PIB), qui était de 0,2%.

Pour la première fois depuis 2010, le taux d'épargne des ménages a progressé l'an dernier. Leurs dépenses de consommation a en effet cru moins vite que leur revenu disponible brut. Conséquence: leur taux d'épargne a remonté de 0,4 point en 2014. Après avoir augmenté de plus d'un point en 2009, il avait continûment reculé jusqu'en 2013», rappelle l'Insee. «Il se situe désormais à son niveau d'avant-crise, soit 15,1%.»

La high-tech, moteur de la consommation

Qu'ont acheté les Français l'an dernier? Après deux années de forte baisse, les achats automobiles se sont stabilisés. Dans leur sillage, les dépenses de transports sont également restées stables. Les loisirs et la culture, dont font partie les jouets, articles de plein air, cinéma et jeux de hasard, ont retrouvé les faveurs des ménages, avec un retour à la croissance des dépenses liées à ces thématiques. Les biens technologiques ont toujours la cote, en particulier les smartphones, téléviseurs et autres consoles de jeux. Ce secteur soutient la consommation globale. En revanche, la consommation de services de télécoms, tout comme celle de produits alimentaires, ont ralenti. Les Français ont également moins dépensé en hôtels, cafés et restaurants. Mais grâce à la météo particulièrement douce, leurs dépenses de chauffage ont nettement baissé en 2014, ce qui a permis d'alléger la facture liée au logement.

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