La consécration pour les Bleus, champions d'Europe

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La consécration pour les Bleus, champions d'Europe
La consécration pour les Bleus, champions d'Europe

Après 78 ans d'existence et 38 éditions, le championnat d'Europe a enfin réparé une anomalie : la France a remporté sa première médaille d'or, dimanche en Slovénie, en écrasant la Lituanie 80-66, dans un match qu'elle a mené dans les grandes largeurs. C'est la consécration tant attendue pour une génération de joueurs exceptionnelle, menée par un Tony Parker au-dessus du lot, élu MVP de la compétition, qui compte désormais à son palmarès trois bagues NBA et trois médailles européennes. Sacré champion d'Europe juniors en 2000 avec Parker et Diaw, et en 2006 avec Batum, Diot et Ajinça, le basket français récolte enfin les fruits de son travail, avec cette première médaille d'or à l'Euro.

Pourtant, avec les absences de Joakim Noah, Ronny Turiaf ou encore Kevin Séraphin, qui avaient préféré se consacrer à leur franchise NBA, et après deux premiers tours menés cahin-caha (avec notamment une défaite contre la Lituanie 76-62), les Bleus étaient loin d'être favoris pour décrocher une première couronne européenne. Mais en faisant taire la Slovénie à domicile en quarts, et crucifié son grand rival espagnol en prolongations en demies, la France avait fait le plus dur : battre la Lituanie a été une formalité.

Dans une salle aux trois-quarts acquise à la cause des Verts, ce sont pourtant les Bleus qui ont débuté le mieux la partie, à l'image de ce contre de Batum sur Kalnietis dès la deuxième minute. L'ailier de Portland, globalement décevant depuis le début de l'Euro, avait décidé de se mettre en mode « Batman » pour la finale : sept points en cinq minutes ! En revanche, Tony Parker, qui avait reçu une belle béquille à la cuisse de la part de Maciulis, devait en revanche attendre la huitième minute pour marquer ses premiers points. Tout le contraire du match contre l'Espagne, où TP avait inscrit la majorité des points français en première période... Même sans leur capitaine, parfaitement muselé par la défense lituanienne, les Bleus s'en remettaient à Florent Pietrus ou Alexis Ajinça pour scorer. Mais en fin de premier quart, une soudaine passivité en défense permettait aux géants baltes de prendre l'avantage pour la première fois du match (18-17) grâce à un Linas Kleiza qui marquera 20 points au total (3/6 à 3pts). Les Verts menaient de trois points après dix minutes (19-22), leur plus grande avance de la partie. Car les Bleus ont rapidement remis les choses au point, remportant le deuxième quart 31-12 grâce à Petro et Batum, qui aura marqué tous ses points (17) en première période. Histoire de mettre un peu plus la tête des Lituaniens sous l'eau avant la mi-temps, Antoine Diot avait la bonne idée de sortir un shoot improbable à 9m du cercle à neuf dixièmes du buzzer (50-34, mt).

Avec une telle avance, la France aurait pu se laisser griser en début de deuxième période, mais les hommes de Vincent Collet gardaient leur sérieux et augmentaient encore leur avance, jusqu'à +22, grâce notamment à un Boris Diaw exceptionnel (15pts, 6rbds, 4pds au total). Les Lituaniens s'en remettaient eux à Kalnietis (19pts, 4 rbds) et parvenaient à revenir à quatorze points à la fin du match. Mais il y avait bien longtemps que les Bleus savaient que la coupe était pour eux et que Vincent Collet avait fait entrer les habituels remplaçants, Jeoffrey Lauvergne, Charles Kahudi et Thomas Heurtel. La fête était complète pour les Bleus, qui entrent dans l'histoire du sport français.

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