La confrontation Tsipras-UE inquiète les marchés

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* La Bourse d'Athènes en forte baisse * Les rendements obligataires se tendent encore * Le discours de Tsipras augure mal des discussions à Bruxelles * Londres et Washington surveillent de près le dossier (Actualisé avec précisions, Juncker, commentaires, contexte) par Marius Zaharia LONDRES, 9 février (Reuters) - Les marchés financiers grecs étaient de nouveau en net recul lundi au lendemain du discours de politique générale du Premier ministre Alexis Tsipras, qui augure mal des discussions des prochains jours avec le reste de la zone euro. A la mi-journée, la Bourse d'Athènes perdait 6,0% .ATG et l'indice du secteur bancaire grec chutait de 11,5% .FTATBNK , se rapprochant de ses plus bas historiques. L'action de la Banque du Pirée BOPr.AT abandonnait 15,5%, Eurobank EURBr.AT 10,4% et Banque nationale de Grèce NBGr.AT 10,6%. Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d'Etat grecs à dix ans dépassait 11% et la hausse était plus spectaculaire encore pour le rendement à trois ans, qui dépassait 21% 0#GRTSY=TWEB . Dans un discours au Parlement dimanche, Alexis Tsipras a déclaré qu'il n'accepterait pas une prolongation du programme d'aide financière dont bénéficie son pays, laissant craindre des tensions lors de la réunion exceptionnelle des ministres des Finances de l'Eurogroupe mercredi et du sommet de jeudi avec les dirigeants de l'Union européenne, favorables à cette solution. ID:nL5N0VI0VM "La possibilité que la Grèce quitte la zone euro est passée, avec ce discours, de 35% à 50%", estime Gary Jenkins, responsable de la stratégie crédit de LNG Capital. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a mis en garde Athènes lundi contre tout optimisme excessif, soulignant qu'il n'avait "répondu que partiellement" aux inquiétudes de Bruxelles dans son discours et qu'il ne devait pas tenir pour acquis que l'Union accepterait l'abandon des réformes promises. Ajoutant aux difficultés d'Athènes, l'agence Standard & Poor's a abaissé vendredi soir la note souveraine de la Grèce tandis que Moody's plaçait la sienne sous revue en évoquant la possibilité d'une dégradation. ID:nL6N0VG4CF ID:nL6N0VG4ND PEU DE TEMPS POUR NÉGOCIER Aucune signe ne suggère pour l'instant que les tensions sur la dette grecque risquent de se propager au reste de la zone euro: les rendements des dettes espagnole, portugaise et italienne restent proches de leurs plus bas, grâce entre autres à l'imminence des rachats d'obligations souveraines annoncés le mois dernier par la Banque centrale européenne (BCE). D'autres mécanismes de défense, comme le Mécanisme européen de stabilité (MES) et les "opérations monétaires sur titres" (OMT) de la BCE contribuent à isoler le cas grec du reste de la région, distinguant la situation actuelle de celle des années 2011-2012. "Une partie du problème tient au fait que les deux parties se sentent renforcées", explique néanmoins Ilan Solot, responsable de la stratégie de Brown Brothers Harriman. "La Grèce est en meilleure situation qu'auparavant (...) et le gouvernement a un mandat solide du peuple en faveur du changement." "Mais l'UE est elle aussi encouragée parce qu'il y a plus de pare-feu qu'auparavant, (...) d'où une contagion bien plus limitée. Si les deux parties se sentent renforcées, la négociation est plus difficile. " Les rendez-vous européens des jours à venir sont d'autant plus importants que la fenêtre de négociation est limitée dans le temps: le programme d'aide européen en cours, dont Athènes refuse la prolongation, s'achèvera le 28 février et sa clôture priverait les banques grecques de la "fourniture de liquidité d'urgence" (ELA), leur dernier accès aux liquidités de la BCE. "Il y a des craintes généralisées quant à l'issue de la confrontation avec l'Europe vers laquelle se dirige le gouvernement grec", constate Takiz Zamanis, trader de Beta Securities. Et l'inquiétude ne se limite pas à la zone euro: le secrétaire au Trésor américain, Jack Lew, a appelé la Grèce et l'UE à "calmer un peu la rhétorique" tandis qu'à Londres, une source au ministère des Finances rapporte que le Premier ministre, David Cameron, a présidé une réunion sur les conséquences d'un éventuel "Grexit", un abandon de la monnaie unique par la Grèce. ID:nL5N0VJ278 et ID:nL5N0VJ256 (avec Chris Vellacott et John Geddie à Londres, Angeliki Koutandou à Athènes, Holger Hansen à Nauen; Allemagne; Marc Angrand pour le service français, édité par Véronique Tison)

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  • LeRaleur le lundi 9 fév 2015 à 16:19

    L'UE va encore se coucher, et ce sont les contribuables de l'UE qui vont encore payer sans aucun espoir de remboursement.

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