La confiance en l'épargne vie reste intacte

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(NEWSManagers.com) - L'épargne vie n'est pas morte. La profonde mutation que connaît actuellement le secteur de l'assurance pousse il est vrai les opérateurs à mettre l'accent sur la santé/prévoyance, un segment qui a enregistré une dynamique de croissance annuelle moyenne de 8,2% entre 2005 et 2010, selon la 6ème édition du Baromètre Croissance et Rentabilité des groupes d'assurance en France présenté le 24 août par le président et fondateur de Facts & Figures, Cyrille Chartier-Kastner.

Mais le segment de l'épargne a encore connu une croissance de 3,5% sur la période 2005-2010 et elle reste bien orientée, avec une progression annuelle moyenne de 2,8% de son produit net d'assurance, notamment grâce à l'effet stock considérable des encours existants. Dans le contexte actuel de crise économique, Cyrille Chartier-Kastner doute de la pérennité de la dynamique de croissance de la santé/prévoyance et estime que " le secteur de l'assurance ne peut pas " lever le pied" sur l'épargne et doit trouver des solutions pour revenir sur des offres avec une vraie valeur ajoutée sur le long terme pour les assurés" .

Il est vrai que l'épargne n'est pas l'activité la plus rentable en termes de ROE, ce qui explique que, face au besoin d'épargne bancaire et à l'optimisation de leur propre financement, les groupes bancaires poussent globalement moins l'épargne vie dans leurs réseaux. La distribution via les guichets bancaires ne pèse plus que 50% du marché en 2010 contre 55% en 2005.

Il n'empêche. " L'utilisation du terme de décollecte par la profession me choque. Il est vrai que les rachats sont actuellement supérieurs aux entrées, mais les encours continuent de croître" , souligne Cyrille Chartier-Kastler. " La fréquence des rachats, plutôt pour des petits montants a explosé, mais il s'agit de rachats partiels, ce qui montre bien que la confiance en l'épargne vie reste intacte" , poursuit Cyrille Chartier-Kastler.

Le Baromètre 2012 relève qu'avec la fonte des frais payés par les clients à l'entrée sur leurs contrats et leurs versements en épargne vie, la part relative du produit net d'assurance (PNA) liée à la collecte est descendue de 22% en 2005 à 14% en 2010. C'est donc très clairement le PNA lié aux encours qui s'accroît, passant de 78% à 86%.
Malgré la moindre appétence des Français pour les unités de compte (UC), la part relative du PNA liée aux encours en UC s'est accrue sur la période, passant de 21% en 2005 à 23% en 2010. Et, selon Cyrille Chartier-Kastler, la tendance n'a pas fondamentalement changé depuis. Le spécialiste déplore toutefois la mise en avant des produits structurés, trop systématique de son point de vue, alors que la profession devrait plutôt faire un travail d'explication plus soutenu sur les unités de compte.
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  • M3471006 le jeudi 30 aout 2012 à 11:57

    Belle propagande... l'assurance vie n'est rentable que pour les assureurs pas pour les épargnants, entre les frais, l'inflation....