La conférence d'Astana maintenue malgré l'appel de rebelles syriens

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 (Ajoute porte-parole rebelle §4-5) 
    ASTANA, 13 mars (Reuters) - Plusieurs délégations arrivent 
déjà à Astana pour de nouvelles discussions consacrées à la 
Syrie et la Russie, l'Iran et la Turquie ont confirmé leur 
participation en dépit de l'appel de groupes rebelles syriens en 
faveur d'un report, a annoncé lundi le ministre kazakh des 
Affaires étrangères. 
    "Nous attendons des confirmations des autres parties à cette 
rencontre", a ajouté Kairat Abdrakhmanov. 
    Les discussions doivent débuter mardi. Mais plusieurs 
groupes de la rébellion ont réclamé ce week-end un report. Ils 
veulent évaluer les conditions de l'actuel cessez-le-feu. 
    Le colonel Ahmad Othman, chef de la brigade Sultan Mourad 
soutenue par la Turquie, a déclaré qu'il attendait toujours une 
réponse de Moscou à une lettre demandant à la Russie d'agir 
comme garante et de mettre fin aux violations du cessez-le-feu. 
    "Rien n'a été appliqué jusqu'à présent", a-t-il dit. "Moscou 
n'a pas respecté ses engagements. La principale exigence est 
l'arrêt des bombardements et du déplacement des populations." 
    Les insurgés affirment que les forces pro-gouvernementales 
et les milices soutenues par l'Iran, allié du régime de Bachar 
al Assad, continuent de bombarder les zones tenues par 
l'opposition à Damas, Homs, Deraa et Idlib et se préparent à une 
offensive contre certains faubourgs de la capitale syrienne. 
      
    Depuis le début de l'année, le Kazakhstan a déjà accueilli 
deux conférences sur la Syrie, les 23-24 janvier puis à la 
mi-février, à chaque fois sous l'égide de Moscou, Téhéran et 
Ankara. 
    L'objectif de la "troïka" était de consolider la trêve 
entrée en vigueur fin décembre après la victoire des forces 
pro-gouvernementales dans la bataille d'Alep, la grande ville du 
nord de la Syrie. 
    L'Onu, qui mène de front un processus diplomatique portant 
sur la recherche d'une solution politique à la crise juge cette 
nouvelle session de discussions à Astana complémentaire de ses 
propres initiatives. 
    Au début du mois, l'envoyé spécial de l'Onu pour la Syrie, 
Staffan de Mistura, jugeait que ce troisième tour de table au 
Kazakhstan traiterait du "maintien du cessez-le-feu, de mesures 
immédiates pour construire la confiance et de questions 
opérationnelles en matière de lutte contre le terrorisme". 
  
 
 (Raushan Nurshayeva; Henri-Pierre André et Jean-Stéphane Brosse 
pour le service français) 
 
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