La conduite accompagnée : les avantages pour l'assurance du jeune conducteur

le , mis à jour le
0

Les jeunes conducteurs représentent la catégorie la plus touchée en ce qui concerne les accidents en véhicule. C'est ainsi que les assurances justifient des tarifs élevés. Heureusement, la conduite accompagnée peut vous aider.

Avantages de la conduite accompagnée pour l'assurance
Avantages de la conduite accompagnée pour l'assurance

Faire valoir son expérience

Ce n'est pas une légende, ce sont les chiffres qui le disent : les 18-24 ans représentent près d'un quart des personnes impliquées dans des accidents auto. Sachant cela, les compagnies appliquent des tarifs bien plus élevés sur ces contrats. Certaines peuvent même refuser d'assurer les jeunes conducteurs, en particulier ceux qui ont déjà eu des accidents et ont vu leur contrat être résilié.
Il est ici question d'une surprime qui peut tout simplement doubler le montant des cotisations ! Du coup, nombre de personnes s'appuient sur la conduite accompagnée, ou pour être plus précis, sur l'apprentissage anticipé de la conduite (AAC).
Si vous êtes un jeune, l'assurance appliquera des généralités : le goût du risque ou l'inexpérience, c'est ce que votre compagnie pensera de vous. À moins que vous ne puissiez lui prouver le contraire.
Pour valider un permis en conduite accompagnée, il faut avoir roulé au moins 3 000 kilomètres. Là où cela rassure les assureurs, c'est que c'est bien la preuve que vous avez une certaine expérience de la route. Mais en plus, ces kilomètres sans bénéficier d'une voiture à doubles commandes vous ont responsabilisé. Vous pouvez ainsi faire valoir le fait que vous avez conduit sans aide, et sans prendre de risques particuliers.

Une majoration réduite de moitié

Grâce à cela, vous pouvez négocier une baisse de la surprime. En règle générale, cette réduction est de 50%. Et surtout, la majoration restante est progressivement supprimée. Au bout de deux ans, elle correspond à celle d'un conducteur standard, s'il n'y a pas eu d'accident responsable. À noter enfin que la prime des parents, elle, ne change pas.
Plus tard, l'avantage continue de suivre le jeune conducteur. Si celui-ci a continué d'adopter une conduite exemplaire, son assurance lui coûtera de moins en moins cher.
Enfin, il faut savoir que les conduites supervisée (alternative plus souple de l'AAC) et encadrée (pour les futurs routiers) ne sont généralement pas concernées par les contrats des compagnies d'assurance.

Trucs et astuces

Il existe une option qui permet d'éviter l'importante surprime : placer le jeune conducteur en tant que conducteur secondaire sur la voiture de ses parents.
La solution présente cependant un défaut : le jeune ne doit utiliser le véhicule qu'occasionnellement, et non régulièrement. Dans le cas contraire, l'assurance peut considérer cela comme une fraude.
Mais l'estimation reste abstraite : on ignore à partir de quand une utilisation est dite « régulière »…

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant