La communication d'Aulas a-t-elle plombé l'OL ?

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La communication d'Aulas a-t-elle plombé l'OL ?
La communication d'Aulas a-t-elle plombé l'OL ?

Le point rageur de Bafétimbi Gomis après le troisième but lyonnais face à Toulouse, voilà l'une des images fortes du week-end en L1. Le joueur lyonnais n'a pas fêté une réalisation qui fait pourtant de lui le meilleur buteur de Ligue 1 en activité (86 buts contre 85 pour le Lorientais Ludovic Giuly et 74 pour le Parisien Kevin Gameiro). « Ne croyez pas que c'est un message que j'ai voulu lancer, j'ai juste préféré intérioriser ma joie », a tempéré l'ancien Stéphanois. Bafétimbi Gomis n'a certainement pas oublié qu'il n'était que remplaçant au coup d'envoi de la partie. Ni les sifflets descendus des travées de Gerland depuis plusieurs semaines. Mais encore moins qu'il a bien failli ne pas porter le maillot lyonnais cette saison. En fin de contrat en juin 2014, l'international tricolore était prêt de quitter l'OL l'été passé, la direction lyonnaise souhaitant rééquilibrer les comptes en se débarrassant d'un gros salaire.

Des bons de sorties qui ont fait mal?

Gomis n'avait finalement pas trouvé preneur malgré plusieurs offres. Pas plus d'ailleurs qu'en janvier, même si la nouvelle braderie lyonnaise organisée par Jean-Michel Aulas a bien failli sonner le glas de l'aventure du buteur de 26 ans sur les bords du Rhône. Ce dernier n'est pas le seul à avoir vécu le mois de janvier dans le doute puisque tous les joueurs lyonnais ont reçu un bon de sortie. Une façon détournée d'affirmer que personne n'était irremplaçable? Mais la communication de Jean-Michel Aulas et la gestion du Mercato étaient-elles judicieuses ? Depuis cette période, plusieurs internationaux, comme Lisandro Lopez, sont méconnaissables. Et la situation de Dejan Lovren, absent depuis deux matchs (officiellement pour blessure) et qui a affirmé être un peu délaissé par sa direction, est également à mettre en relation avec cette étrange gestion des cas individuels depuis plusieurs mois.

Garde sentait que le Mercato allait laisser des traces

Devant la presse, pas un mot sur ce mois de janvier tumultueux qui a vu les départs en prêt de Michel Bastos (Schalke 04), Fabian Monzon (Fluminense), Sidi Koné (Caen) et Harry Novillo (Gazélec d'Ajaccio). Rémi Garde, qui semble s'être mué depuis en psychologue, a semblé sans solution. « Le Mercato peut être perturbant, avait confié le technicien lyonnais à la mi-janvier. Même si les joueurs commencent à être habitués car nous avons vécu cet été un Mercato assez long avec pour certains la possibilité de partir. » Depuis la fin du Mercato hivernal, l'OL n'a remporté que trois matchs toutes compétitions confondues en douze rencontres. Un bilan qui va forcer les hommes de Rémi Garde à se battre jusqu'au bout pour retrouver la Ligue des Champions. Et dire que le 12 janvier dernier, Lyon était encore leader. Un leader fragilisé par le discours présidentiel et qui n'a plus que six matchs pour reprendre ses esprits?

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