La communauté internationale inquiète de la situation au Burundi

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LA VALETTE, 12 novembre (Reuters) - Les divisions politiques qui affectent le Burundi sont de nature à provoquer une crise violente dans la région des grands lacs en Afrique de l'Est, estiment l'Onu, l'Union européenne et l'Union africaine, jeudi. Dans un communiqué commun, les trois organisations expriment leur inquiétude face aux divisions croissantes dans ce petit pays depuis que le président Pierre Nkurunziza a décidé de briguer un troisième mandat, en dépit des dispositions constitutionnelles, et a remporté une élection contestée en juillet. Au moins 240 personnes ont été tuées et des dizaines de milliers d'autres ont fui les heurts. Selon des diplomates, les puissances occidentales et l'Onu envisagent le déploiement de casques bleus pour empêcher que les violences se transforment en conflit ethnique. "Nous promettons de travailler étroitement ensemble et de mobiliser tous nos moyens pour empêcher une nouvelle détérioration de la situation", indique un communiqué à l'issue d'un sommet Europe-Afrique à La Valette, la capitale de Malte. Jan Eliasson, secrétaire général adjoint de l'Onu, Federica Mogherini, chargée de la diplomatie européenne, et Nkosazana Dlamini Zuma, présidente de la commission de l'Union africaine, ont appelé à un dialogue entre Pierre Nkurunziza et l'opposition burundaise sans fixer de délai pour les négociations. Le Conseil de sécurité de l'Onu doit voter jeudi sur un projet français de résolution demandant au secrétaire général Ban Ki-moon de présenter les options envisageables pour renforcer la présence onusienne au Burundi. (Alastair Macdonald; Pierre Sérisier pour le service français, édité par Tangi Salaün)

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