La Commission européenne souligne l'ampleur des défis en France

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La Commission européenne souligne l'ampleur des défis en France
La Commission européenne souligne l'ampleur des défis en France

PARIS (Reuters) - La Commission européenne a souligné mercredi l'ampleur des défis pour redresser les finances publiques de la France, invitant les autorités à préciser les mesures pour atteindre leurs objectifs.

Ces recommandations portent sur le programme de stabilité transmis par le gouvernement sortant, qui sera bientôt modifié par le nouvel exécutif. La présentation du nouveau programme de stabilité est prévue au mois de juillet.

François Hollande a annoncé lors de la campagne présidentielle une batterie de mesures pour ramener le déficit public de 5,2% du PIB fin 2011 à 4,5% fin 2012 et 3,0% fin 2013, dont de nombreuses hausses d'impôts.

"L'objectif de déficit pour cette année parait atteignable", écrit la Commission mais "la distance pour que la barre de 3% du PIB soit atteinte reste conséquente".

Avec une croissance économique prévue à 0,5% cette année et 1,3% en 2013 - le nouveau gouvernement attend 0,5% et 1,7% - le déficit public atteindrait, selon la Commission, 4,5% du PIB fin 2012 et 4,2% fin 2013, en l'absence de nouvelles mesures.

La dette publique atteindrait 90,5% fin 2012 et 92,5% fin 2013, soit plus que les prévisions du gouvernement.

"La soutenabilité à long terme du système de retraite doit être surveillée avec attention", poursuit la Commission, qui pousse en outre la France à favoriser l'emploi et la concurrence.

"La compétitivité des entreprises françaises reste un défi significatif, et la concurrence, en particulier dans le secteur de la distribution et dans les industries de réseaux, reste sous-optimale", dit-elle.

Elle estime que le chômage devrait continuer à augmenter pour atteindre 10,2% de la population active et souligne le risque de voir une partie de la population durablement écartée du marché du travail.

"Il y a des risques liés à l'impact à long terme du chômage sur le capital humain, étant donnée la faiblesse persistante de la participation à la formation continue et la tension sur les capacités du service public de l'emploi", poursuit la Commission.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

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  • M78543 le mercredi 30 mai 2012 à 14:50

    Sarko en retraite à 57 ans LOL avec 6000e + 12000 e /mois

  • M4261473 le mercredi 30 mai 2012 à 14:31

    Si cela pouvait faire reflechir Hollande. Mais malheureusement c'est impossible, les dogmes PS sont plus important que la réalité des faits