La Commission européenne s'alarme de la surpêche en Méditerranée

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Des thons sont débarqués d'un bateau sur la côte du Sud de l'Italie, en novembre 2009.
Des thons sont débarqués d'un bateau sur la côte du Sud de l'Italie, en novembre 2009.

A peine 4 % des stocks pêchés par les navires européens s’approcheraient du « rendement maximum durable »

Le diagnostic de la Commission européenne sur les populations de poissons en Méditerranée ne laisse planer aucun doute sur l’état déplorable du malade. A l’ouest, entre les côtes espagnoles et la mer Tyrrhénienne, 96 % des stocks sont surexploités. Les pêcheurs européens attrapent en moyenne six fois plus de merlu, de rouget, de merlan bleu ou de baudroie qu’il ne faudrait pour que ces espèces puissent avoir une chance de se reproduire et de se maintenir durablement. A l’est, autour de la Crète et de Chypre, ce sont 91 % des populations de poissons qui sont pressurées au-delà du raisonnable. Le pire étant les zones centrales, où se retrouvent les bateaux de pêche de tous les pays riverains.

Même si les données manquent pour évaluer de nombreux stocks de poissons, les quelques chiffres connus sont suffisamment alarmants pour susciter un sursaut de dernière heure. Les mardi 9 et mercredi 10 février s’est tenu à Catane, en Sicile, un important séminaire sur l’épuisement des ressources en Méditerranée. Organisé par la Commission, il a réuni des scientifiques, des représentants des huit gouvernements européens riverains et des ONG très mobilisées sur le sujet.

Point de non-retour Depuis 2015, le commissaire européen à l’environnement, aux affaires maritimes et à la pêche, le Maltais Karmenu Vella, alerte sur la situation de la Méditerranée, qu’il juge « préoccupante ». Bruxelles propose notamment de mettre en place deux premiers plans pluriannuels de gestion à l’ouest de la Mé...

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