La Commission européenne rassurée par les engagements de Paris

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BARROSO ET HOLLANDE D?ACCORD SUR LES RÉFORMES EN FRANCE
BARROSO ET HOLLANDE D?ACCORD SUR LES RÉFORMES EN FRANCE

par Elizabeth Pineau

BRUXELLES (Reuters) - La Commission européenne a salué mercredi l'engagement de la France de mener d'ambitieuses réformes structurelles de son économie, prix à payer pour obtenir un délai de deux ans pour revenir à un déficit inférieur à 3% du PIB.

La santé économique de la France, qui vient d'entrer en récession, a constitué le plat de résistance du déjeuner entre François Hollande, José Manuel Barroso et l'ensemble des commissaires européens - seuls trois manquaient à l'appel.

"Nous savons qu'il y a aujourd'hui une volonté de poursuivre des réformes ambitieuses, pour la compétitivité", a déclaré José Manuel Barroso en conférence de presse. "Je suis vraiment rassuré car le président de la France l'a lui-même dit."

Commentant le délai que Paris devrait obtenir pour réduire son déficit à 3% du PIB fin 2015, au lieu de l'échéance de 2013 initialement prévue, le président de la Commission a assuré qu'"il n'y a pas là un traitement exceptionnel pour la France, il n'y a pas là des faveurs".

"Nous partageons la même analyse", a-t-il dit. "Ces deux années, si elles sont confirmées, notamment après par les Etats membres, devront être mises à profit pour accélérer les réformes structurelles dont dépend la croissance de demain".

"L'économie française doit enrayer sa perte de compétitivité pour créer croissance et emplois", a-t-il ajouté.

François Hollande a confirmé pour sa part que "le temps qui est donné doit être mis au service de réformes de compétitivité et donc de croissance".

Dans son esprit, une consolidation des réformes s'impose "non parce que l'Europe nous le demanderait mais parce que c'est l'intérêt de la France".

"Je soigne l'économie française pour qu'elle puisse repartir", a dit le chef de l'Etat. "Je fais en sorte qu'on puisse prendre les bons instruments, utiliser les bons outils pour qu'on puisse repartir".

"FAIRE PLUS ET PLUS VITE"

Il a cité les réformes de la formation professionnelle, des retraites et de l'indemnisation chômage, qui feront toutes l'objet de négociations avec les partenaires sociaux.

La Commission européenne dira le 29 mai ce qu'elle attend de la France en échange d'un sursis de deux ans.

Le déplacement de François Hollande à Bruxelles a coïncidé avec la publication des chiffres de l'Insee démontrant que la France était entrée en récession au premier trimestre.

De quoi assombrir le premier anniversaire de l'entrée en fonctions du président socialiste, qui a rappelé que le pays devrait encore compter cette année, comme en 2012, avec une croissance quasi nulle.

"Ce qui est probable c'est que la croissance sera nulle en 2013 et qu'elle ne sera pas supérieure dans le reste de l'Europe, elle sera même inférieure", a-t-il souligné.

José Manuel Barroso a estimé que l'Union européenne faisait actuellement de grands progrès dans la réduction des déficits publics mais pas encore sur la croissance et le chômage.

"Nous devons faire plus et plus vite", a-t-il ajouté.

Décidé de longue date, avant le sursis accordé à Paris pour son déficit budgétaire, le déjeuner avec la Commission a été présenté par François Hollande comme une marque "d'attachement" de sa part aux institutions européennes, qu'il avait déjà honorées en venant au Parlement européen en février.

Avec Jean-Baptiste Vey et Sophie Louet à Paris, édité par Yves Clarisse

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  • manx750 le mercredi 15 mai 2013 à 18:55

    Barroso, vieille can.... Un des plus riches nantis d'Europe ! Et ilfait de ronds de jambes à Hollande pour garder sa sinécure, en vantant son bilan ? MDR !

  • .jpeg le mercredi 15 mai 2013 à 18:40

    Va-t-il eux aussi les rouler dans la farine ?

  • frk987 le mercredi 15 mai 2013 à 17:37

    De gré ou de force il finira par manger son chapeau !!!!

  • M1670380 le mercredi 15 mai 2013 à 16:46

    Hollande va t'il plaider coupable ? Lui qui reconnait (enfin !) que la crise c'était pas la faute à S

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